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 [Récit] Bienvenue en enfer !

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Orcrist
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MessageSujet: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 9 Mar 2014 - 11:55

Voici le premier chapitre d'une nouvelle que j'ai écrite il y a un peu plus de deux ans. J'ai pour le moment écrit 13 chapitres, je manque d'inspiration et de connaissance sur les tyrannides pour écrire la suite. C'est écrit à la première personne, et retrace l'histoire d'un opérateur radio de la garde de Giléad (qui est très chanceux, mais c'est normal, c'est le héros ^^). Je posterai la suite au fur et à mesure, pour préserver le suspense, pouvoir effectuer quelques corrections, et ne pas vous noyer sous 24 pages de texte en police 12 et interligne de 1. Bonne lecture !


Chapitre 1 : Bienvenue en Enfer !

"Bienvenue en enfer ! Vous voulez faire partie de la garde de Giléad? Et bien vous allez en baver bandes de larves ! Ici on rigole pas, et je me ferais un plaisir de botter le cul à ceux qui n'auraient pas compris !"
"Eh bien, quel accueil !, songeais-je, ça donne pas envie de continuer. Tiens, le voilà qui viens vers moi maintenant"
Le sergent instructeur se tenait devant moi. C'est une montagne de muscles, avec une énorme machette accrochée à sa ceinture, à côté d'un pistolet bolter. Vu l'âge et le nombre de cicatrices de son propriétaire, il a dû beaucoup servir. Il me dévisagea, avant de me dire :
"Es-tu digne de te battre pour Giléad, l'avorton?"
"Euh, .... oui." répondis-je.
"Ne parles pas comme ça au sergent, c'est chef, oui, chef, compris?"
"Ne commences pas à me chercher des noises" répondis-je en lui assénant une droite monumentale.
"T'es sourd ou quoi ? Et enlève moi ce sourire béat de ton visage"
J'avais dû rêver. Je m’exécutai :
"Chef, oui, chef !"
« Maintenant fais-moi 100 pompes »
« Mais pourquoi? »
« T'as vu les bras que t'as? On dirait une fillette de 8 ans. Et toi à côté, arrête de pouffer, et imite-le plutôt ! »
« Engagez-vous, qu'ils disaient, ça sera marrant, qu'ils disaient, pensais-je en faisant mes pompes. Mes bras étaient en feu au bout de 10. A ce rythme-là je ne vais pas survivre longtemps. »

Au bout de quelques minutes qui me parurent des heures, je parvins à finir. Le type à côté avait fini depuis longtemps.
« L'avorton a fini ! Remerciez-le, car maintenant vous allez tester notre parcours du combattant. 10 kilomètres de jungle dense, humide, crasseuse, poisseuse, avec des obstacles insurmontables. Vous êtes prêts ? »
« Chef, oui, chef! »Crions-nous tous à l'unisson. Nous nous élançâmes vers la forêt. Au premier obstacle, je me pris les pieds dans une racine et m'étala de tout mon long. On m'aida à me relever.
« Ça va aller? » dit mon sauveur.
« Oui, merci beaucoup, je croyais qu'on allait me piétiner »
« On ne risque pas de te piétiner, les autres sont loin devant. Dépêche-toi! »

Je courus, en essayant de ne pas perdre les balises du regard. J'ai dû me frayer un chemin à travers une jungle inextricable, des marécages puants, j'ai failli me faire dévorer par une plante carnivore géante. Je l'ai réduite en petit bois avec ma machette. Je finis enfin, après des heures d'effort comme je n'en avais jamais fait, à arriver au bivouac. Apparemment, tous les autres étaient déjà arrivés, et déjà couchés.
« Tu es le dernier, me dit le sergent instructeur. C'est pas grave, tu feras mieux la prochaine fois. Essaye de ne pas réveiller les autres quand tu iras te coucher. On se lève à 5 heures, tu as encore 6 heures pour dormir. »
« Bonne nuit, sergent, à demain »
Eh bien, il est plutôt sympa, en fait. Je m'attendais à me faire botter le cul, pas encourager. Je me dirigeais vers la caserne, trouva un lit vide, et tomba dans les bras de Morphée au bout de quelques secondes.


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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 9 Mar 2014 - 12:32

La suite!!  cheers 

Comme je te l'ai déjà dis, tu écris très bien, c'et très agréable à lire Smile .


Tu fais des études littéraires?

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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 9 Mar 2014 - 13:44

Je vois donc que nous avons un talent littéraire,moi aussi j'écris un peu(sur les HL)mais tu m'as donné envie de reprendre.




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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 9 Mar 2014 - 14:45

Je ne suis pas du tout un littéraire, j'ai fait des études de biologie (je lis beaucoup par contre).

En tout cas, c'est bien si ça vous donne envie de reprendre l'écriture, j'aime beaucoup lire des récits sur Warhammer écrits par les joueurs.

Puisqu'on la réclame, voici la suite, qui est une présentation déguisée de mon armée.


Chapitre 2 : Un accueil chaleureux

Deux ans ont passé depuis que je me suis engagé dans la garde giléadienne. J'ai désormais terminé ma formation. On m'a appris à survivre, et à tuer, mais je vais vous épargner tous les détails sanglants. Je suis aujourd'hui dans la deuxième compagnie de la garde de Giléad, commandée par le colonel Delapierre, surnommé le marteau de fer. A mon avis, je ne vais pas tarder à savoir pourquoi. Un homme massif s'avança vers moi. Une bonne partie de son flanc droit scintillait sous le soleil levant. Il était armé jusqu'aux dents. Le pistolet à plasma à sa ceinture m'indiquait qu'il était à la tête d'une escouade de commandement. Il s'avança vers moi et lança :
« Eh ! T'es le nouveau ? Approche ! »
Je m’avançais d'un pas assuré. Je n'étais plus le petit gros d'avant, j'étais certes un peu moins baraqué que les autres, mais je pouvais compter mes abdos sans rentrer mon ventre ni m'arrêter de respirer Il me donna une tape dans le dos quand j'arrivais à sa hauteur.
« Alors, p'tit gars, c'est toi le génie des télécoms? Le sergent instructeur m'a parlé de toi. T'en a dans le crâne selon lui. Ah, j'en oublie les bonnes manières, je suis le colonel Delapierre. »
Je me mis au garde-à-vous et le salua :
« C'est un honneur, colonel »
« Tu sais, ici, les grades ne comptent pas. C'est plus le camp d’entraînement. Appelle-moi Jacques. »
« D'accord, mais ça va être dur d'effacer deux ans d'habitudes. »
« Viens, je vais te montrer nos troupes. Tu t'appelles bien Michel? »
« Oui, c'est exact. »
« Tu l'as sûrement déjà appris au camp d’entraînement, la garde giléadienne est organisée en plusieurs compagnie. La première, c'est une compagnie blindée. Ils prétendent que ce sont des troupes d'élite, mais on les battrait à plate couture si on se battait contre eux. Et il y a nous, la deuxième compagnie, selon la hiérarchie, on est les vétérans des terres hostiles, mais la plupart des gens nous surnomme les fauves de Giléad. Il y a plusieurs compagnies qui ont la même organisation que nous, une cinquantaine je crois. Je vais t'assigner à l'escouade du sergent Léonard Duchêne. Il est en patrouille pour l'instant, je te le présenterais plus tard. Tu vois ces types, là-bas, avec un pantalon orange? »
« Oui, ceux qui ont un collier et qui ont un air patibulaire ? Ils ont l'air un peu taré. »
« Crois-moi, c'est pas une impression. Des ordures, des raclures, des pourritures, y'a même pas assez de mots dans un dictionnaire pour les décrire. Ce sont les légionnaires pénaux, les pires criminels de guerre de la galaxie, des meurtriers, des violeurs, et ils sont là, dans cette unité. On les envoie au casse-pipe, ils espèrent trouver la rédemption. C'est le moyen qu'on a trouvé pour faire que la peine de mort soit rentable. Tu veux t'amuser un peu? »
« Oui, je veux bien. »
Il se dirigea vers l'unité, ils étaient une dizaine. Il arracha le fusil laser des mains d'un légionnaire. Ce dernier hurla :
« Rends moi ça, rends le » Il se jeta sur le colonel, qui le cueillit en vol avec une droite. Le légionnaire tomba au sol avec fracas. Il se releva. Le colonel lui montra un boîtier et hurla :
« Vas-y, réponds et je te fais sauter la cervelle, c'est compris ? » Il lança le fusil au visage du légionnaire. Un homme s'avança vers lui et lui dit :
« Allez, Jacques, ça suffit, il n'en a plus pour longtemps à vivre de toute façon. »
Il retourna vers moi, et repris la parole :
« C'est une de ces pourritures qui a tué ma femme et mon fils. Je préférerais qu'on les tue directement. »
« Je vous comprends. »

« Bon, on va continuer le tour du propriétaire. Je vais essayer de trouver ton chef de peloton. Ah, le voilà. C'est lui qui donnera les ordres à ton sergent d'escouade, et c'est moi qui lui donne les siens. Le voilà, c'est lui, Philippe Loisillon. Tu reconnaîtras les chefs de peloton à leur arme énergétique et leur pistolet à plasma. Eh, Phil, voilà le nouveau qui sera sous tes ordres. » Ce dernier répondit :
« Ah, salut, tu es Michel, n'est-ce pas? »
« Oui, c'est bien cela » répondis-je.
« Je te laisse finir ton tour du propriétaire, on taillera une bavette ce soir. »
« C'est d'accord, à tout à l'heure. »
Le colonel repris :
« Tu vois ce type, devant, avec une arbalète? C'est Yves, personne ne connaît son nom de famille. C'est un mètre des embuscades. Il peut te tuer sans bruit. D'ailleurs, il est connu pour avoir éliminé une centaine d'orks à lui tout seul. »
« Et pourquoi il a une arbalète? C'est un peu archaïque. »
« Il sait la manier comme personne. Il l'a modifié pour que les traits soient propulsés, comme les bolts. Et il a plein de type de munitions différentes. Ne le sous-estime jamais. »
« Heureusement, il est dans notre camp. »
« C'est clair. Mais il paraît qu'il y a quelqu'un d'aussi bon dans l'imperium, un certain Sly Marbo. Bon, on continue. Tiens, il y a une sentinelle en face de toi, on peut mettre plein d'armes dessus, ma dans ma compagnie, elles ont toutes des lance flammes. Tu verras, quand tu en auras utilisé un, tu auras du mal à t'en passer ! »
« Quand pourrais-je en utiliser? »
« Patience, p'ti gars, c'est pas pour maintenant. »

J'entendis un grondement puissant. Je levai mes yeux vers le ciel et vis une valkyrie. Des parachutistes en sautèrent.
« Ah, voilà les faucons, ce sont des spécialistes de l'assaut aéroporté. Ils aiment bien se la péter quand il y a des nouveaux. C'est une de nos unités de vétérans. Tiens, voilà le sergent des tigres de Giléad, Bruno Maloeil. »
Un ours s'avança vers moi. J'avais du mal à croire qu'il était humain. Il avait des cheveux longs emmêles, une barbe hirsute, était peinturé de partout et portait un gigantesque bolter lourd comme moi je portais un fusil laser. Je sentis une odeur nauséabonde quand il fut près de moi. Il ne s'était pas lavé depuis des jours on dirait. Il arriva à ma hauteur et dis :
« Alors, p'ti gars, ça va? »
Il me donna une tape dans le dos. Je fus transpercé par la douleur. Je tombai au sol. J'entendis le colonel crier :
« Tape moins fort abruti, tu lui as décollé la plèvre. Vite, un toubib!»
J'entendis un « Désolé, chef », avant de m'évanouir.



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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 9 Mar 2014 - 15:21

Bravo, c'est très agréable à lire. Je m'étais aussi essayé à l'écriture à de nombreuses reprises, mais j'abandonnais vite, faute d'inspiration.
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 9 Mar 2014 - 16:59

C'est très bon encore une fois, tu as crée un univers autour de ton armée, c'est super!!


Par contre, petite question, c'est du troll ou pas les noms des gardes x) ?

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Orcrist
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 9 Mar 2014 - 17:08

Non, c'est pas du tout du troll, j'utilise volontairement des noms français assez désuets. C'est pour changer des noms latins ou anglais habituels. Le seul troll / référence que j'ai mis sera plus tard, dans la partie avec les tyrannides^^.
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jason57000
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 9 Mar 2014 - 18:59

cool c est la premiere fois que je lit des recits warhammer , je vais commencer a mi mettre , par comme moi je suis un joueur tyti si tu as des questions envoie moi un mp ou ajoute moi sur Skype , pseudo: jason57000.
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Orcrist
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 10 Mar 2014 - 10:50

Voici le chapitre 3. Merci jason57000, c'est surtout avec les nouvelles figurines que j'ai du mal^^.


Chapitre 3 : Un doux réveil


Quand je rouvris les yeux, je vis un plafond blanc. J'entendais un brouhaha, je ne parvenais pas à distinguer des sons intelligibles. Au bout de plusieurs minutes, j'entendis une douce voix dire :
« Il est réveillé »
L'instant d'après, une jeune femme d'une incroyable beauté se pencha vers moi et me dis :
« Tu vas bien? Il fait ça à presque tous les nouveaux, tu n'as pas à avoir honte. »
Je vis sur sa blouse blanche qui la mettais parfaitement en valeur une étiquette avec son nom. Angélique. Jamais une femme n'avais si bien porté ce nom. Je lui répondis : un son sortit de ma bouche, qui ressemblait vaguement à un oui. Je n'arrivais même plus à parler, ni même à penser à autre chose qu'à la beauté que j'avais devant moi. L'électrocardiogramme s'affola quand elle me parla :
«  Je vais te garder en observation encore un moment, il faut que tu te reposes. »
Je crois que je vais essayer de me blesser gravement, histoire d'être à côté d'elle plus souvent. Elle approcha sa tête de la mienne, et déposa un baiser sur ma joue. L'instant d'après, je sentis une vive douleur dans le bras droit. La @#!#! elle est a profité pour me faire une piqûre ! C'est pas grave, ça sera ma prochaine conquête, c'est sûr. Je la regardais s'éloigner quand soudain, le rêve pris fin. Le colonel Delapierre se tenait devant moi. Il est sympa, mais la fille est plus agréable à regarder. Il dit :
« Alors, p'tit gars, t'es réveillé? Il t'as pas trop fait mal? »
« Non. Béni soit-il. »
« Ah, c'est ce que disent tous les hommes à propos du type qui les as envoyé à l'infirmerie quand ils voient la doctoresse. Demain, nous quittons la caserne et nous rejoindrons Deimos II. Cette planète est proche de Giléad et infestée d'orks. Nous devons éliminer cette menace. On te donnera plus d'informations lors du briefing, dans deux heures. Soit prêt. »
« Je le suis. »

Il partit, et je me levai. J'avais deux heures à tuer, que je passai en compagnie de mes frères d'armes dans le baraquement principal. L'heure fatidique arriva, et nous allâmes dans la salle de conférence. L'état-major arriva au bout de quelques minutes. Je n'avais jamais vu autant de pistolets à plasma de ma vie. Le colonel Jacques Delapierre nous salua :
« Bonjour, frères d'armes. Demain, nous devrons mettre un terme à la menace ork sur Deimos II. Nous allons leur porter l'estocade, leur péter les reins, les réduire en charpie. Je crois que vous avez tous compris que nous bouterons tous les orks de Deimos II, excepté ceux qui y périront. »
C'est bizarre, mais j'ai déjà entendu cette citation quelque part. Je ferais mieux d'écouter.
« Voici ce que les marines nous ont rapporté. Ils sont déjà sur le terrain depuis un mois, et ont commencé un travail de sape. Les orks s'accusent mutuellement des attaques et sont désorganisés. C'est maintenant qu'il faut attaquer. Voici la répartition des forces ennemies. »

Rien ne se passa, c'est bizarre.
Le colonel se déplaça vers l'ordinateur relié au vidéoprojecteur, qui apparemment, ne fonctionnait pas. Il appuya sur quelques touches, avant de vociférer :
« Saleté de Windows 40000, il arrête pas de buguer ! Il y a quelqu'un qui s'y connaît ici? »
« Moi » dis-je. Je me levai, et après quelques manipulations, tout fonctionnait parfaitement.
« Merci » me dis le colonel. « Il y a une bonne centaine de tribus, qui comptent chacune des milliers d'orks. Ils sont en supériorité numérique. Pour couronner le tout, ils ont volé plusieurs basilisks à ces empotés de la Garde Impériale. Quand nous lanceront l'assaut, ils vont être à nouveau unis, et s’ils y parviennent, nous rentrerons chez nous les pieds devant, si jamais on y arrive. Voici la stratégie : les 5 compagnies de marines présents sur le terrain sont postées autour du camp du big boss, cachées dans les bois. Ils lanceront l'assaut et seront appuyés par les 4 autres compagnies qui atterriront par module et leur compagnie blindée. Ils ne feront qu'une bouchée des orks. Quant à nous, nous attaquerons le poste de commandement de leur grosmek. Ils disposent d'artillerie en masse et d'armes antichars. Notre compagnie blindée ne peut pas intervenir à cause de la densité du terrain. On va devoir se salir les mains. Nos autres compagnies vont attaquer d'autres camps orks moins bien défendus. Leur principale mission est de détruire des batteries de DCA. S'ils y parviennent, nous prendrons le contrôle du ciel, et des soutiens seront disponibles. C'est tout pour aujourd'hui, vous sergents ont été briefés sur les tâches spécifiques qu'ils ont à accomplir. A demain »
Demain, ça sera mon premier combat. Je vais tenter de glaner des infos sur les techniques de survie auprès des vétérans pendant que j'ai encore le temps.



Dernière édition par Orcrist le Dim 16 Mar 2014 - 20:09, édité 2 fois
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jason57000
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 10 Mar 2014 - 12:08

Laughing  Windows 40 000 xD bien trouver ^^. encore une fois c'est un plaisir de te lire  Very Happy .
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 10 Mar 2014 - 14:00

Super ton histoire !
J'ai hâte de voir si oui ou non ils vont exterminer les orks !
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 10 Mar 2014 - 17:42

Le coup de windows 40000 est très bien trouvé!

Sinon j'attend une fois de plus la suite Wink .

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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 10 Mar 2014 - 18:00

La suite,la suite,la suite ! Non sérieusement.......j'ai envie de te tuer et de voler ton inspiration,super boulot !






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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 10 Mar 2014 - 18:23

Voici la suite.


Chapitre 4 : Un jour pas comme les autres


Un vacarme assourdissant me réveilla en sursaut. Apparemment, je n'étais pas le seul. Tout le dortoir était debout. Quelqu'un alluma la lumière. Je suivis la foule. Les éclats de voix se firent plus audibles. J'entendis la voix tonitruante du colonel Delapierre :
« Tu as essayé de me poignarder dans mon sommeil, espèce de salopard ! »
J'entendis un craquement sinistre qui me glaça le sang, suivit d'un hurlement. D'autres craquements se firent entendre. En arrivant dans le dortoir des officiers, je vis enfin ce qui se passait. Le légionnaire que le colonel avait humilié plus tôt dans la journée gisait au sol. Les angles bizarres que faisaient ses os m'indiquaient qu'ils étaient brisés. J'ai cru que j'allais vomir. Le colonel se pencha vers le légionnaire, qui le supplia. Il n'en tins pas compte. Il saisit la tête de l'homme qui avait tenté de l'assassiner et l'arracha avec une facilité déconcertante. Il la projeta contre un mur, et elle éclata. C'est à ce moment-là que je vomis. Le colonel hurla :
«  Cassez-vous, on a une guerre à mener demain ! »
Je ne me fis pas prier plus longtemps. Je nettoyai le vomi en vitesse, et apparemment, je n'étais pas le seul. Je retournai me coucher.

Le son du clairon me réveilla à 5 heures du matin. J'allais enfin faire ce pourquoi je suis faiblement rémunéré : risquer ma vie, et tâcher d'en ôter le plus possible. J'enfilai en vitesse mon pantalon et mon T-shirt après avoir pris ma douche. J'avalai mon petit déjeuner en vitesse, puis j'allais chercher mon équipement à l'armurerie avant de me rendre au pont d'embarquement. J'étais le premier. Il se remplit quelques minutes plus tard. J'entendis une voix sexy dire :
« Embarquement dans 15 minutes. Veuillez patienter. »
A côté de moi, 2 soldats discutaient. Le premier dit :
« Si la fille est aussi sexy que sa voix, j'aimerais bien... »
Il finit sa phrase trop bas pour que j'entende, mais le second répondit :
« Rêve pas, c'est un mec qui parle ! »
Ils s'éloignèrent. J'entendis enfin le signal d'embarquement. Je suivis le reste de mon unité. Je vis enfin de petites navettes, très rapides et furtives, mais totalement désarmées, qui nous débarquerons sur Deimos II. Nous prirent place dans une navette. Un signal sonore indiqua la fermeture des portes. J'entendis un sifflement qui m'indiquait que la pressurisation était en cours. Le pilote annonça :
« Attachez vos ceintures, ça va secouer. Je vous débarquerais au point de rendez-vous dans 2 heures et 55 minutes. Après, je resterais sur place avec les autres si une exfiltration d'urgence est nécessaire. »

Le voyage se passa sans encombre. Nous débarquâmes enfin. Ma radio était allumée pour recevoir nos ordres. Le sergent dit :
« Nous devons nous approcher furtivement de la place forte. Elle est très bien défendue, et les marines nous ont rapporté la présence de nombreux canons séismes. Les orks ont sûrement mis la main sur une usine de production impériale. Nous la voulons intacte, donc nous n'aurons pas de soutien d'artillerie orbitale. Faites gaffe, les canons sont actionnés par des gretchins, ils savent viser, contrairement aux orks. Allons-y. »

Mon unité avança, en suivant les pas du chef de peloton. Nous arrivâmes discrètement à la lisière de la forêt. Nous aurons un bon kilomètre à parcourir avant d'arriver à la citadelle. Ce n'étaient pas les orks qui l'avaient construite. J'estimais son diamètre à deux kilomètres. Il y avait de hautes tours tous les 100 mètres environ, sur lesquelles on devinait au moins deux canons séismes. Les murs paraissaient gigantesques, et sûrement très épais. J'aurais cru que c'était l'œuvre des hommes si je n'avais pas vu des peaux vertes en haut des fortifications. En certains endroits, elles étaient rafistolées selon la grande tradition ork : avec un tas de ferraille rouillée. Des bombes à fusion biens placées en viendraient à bout aisément, et heureusement les faucons, qui étaient cette fois à pied, étaient armés de telles bombes. Ma radio crachota et la voix du colonel Delapierre en sortit :
« A l'assaut ! »

Nous sortîmes du bois en courant. Il semble que des sentinelles orks nous aient repérées. A la moitié du trajet, j'entendis un grondement de tonnerre. Un obus s'abattit sur l'escouade de commandement de peloton juste devant moi. Quand le nuage se dissipa, j'aperçus des trukks qui foncèrent vers nous. Un autre obus tomba, cette fois ci sur mon escouade. Je fis projeté au sol. Je fonçai vers le cratère, à l'endroit où se tenait l'escouade de commandement de peloton quelques secondes avant. J'étais seul, et les orks approchaient à toute vitesse. Je saisit le pistolet à plasma des mains de Loisillon. Un autre obus s'écrasa. Je n'allais pas tenir longtemps à ce rythme. Un ork bondit à côté de moi. Je le tuai d'un tir de plasma. Puis vint un autre. J'appuyais sur la détente et je sentis une chaleur intense, tandis que le pistolet fondis dans ma main, sa crosse de métal fusionnant avec ma peau. Je hurla de douleur. L'ork se tourna vers moi et je l'abattis. J'entendis le colonel hurler dans la radio :
« Retraite ! Retraite ! Ils sont trop nombreux ! »

Je n'allais pas désobéir au chef tout de même. Je courus dans la direction opposé. Les obus sifflaient au-dessus de ma tête, tandis que j'entendis le vrombissement de ce que les oks appellent des véhicules. Je parvins à rejoindre une unité. Deux de ses membres furent fauchés par des tirs ork l'instant d'après. Les tirs d'obus avaient cessés, nous étions sûrement hors de portée. Il ne restait que 100 mètres à parcourir pour atteindre la forêt. Les trukks étaient encore loin, les orks que j'ai combattus étaient sûrement des éclaireurs. J'atteignis enfin la forêt. Les orks auraient du mal à nous suivre : le combat en forêt est notre spécialité. Mais pour l'instant, nous devons fuir. La voix du colonel sortit à nouveau de ma radio :
« On va essayer de les semer, balancez des grenades derrière vous pour faire s'abattre les arbres. La 107ème compagnie a réussi à prendre un petit camp ork pas loin d'ici. Je transmets les coordonnées aux opérateurs radio. On se retrouve là-bas. »


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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 10 Mar 2014 - 18:59

C'est très bien une fois de plus, mais petite critique:

-Je pense que le combat aurait dut durer plus longtemps, parce que là les gardes sont arrivés et repartis en moins de temps qu'il ne faut pour le dire .

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weeztames3
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 10 Mar 2014 - 19:39

Oui c'est super mais comme le dit prince of chaos le combat n'a pas duré assez longtemps !
Et quand tu dit que les gretchins tire bien avec un ct de 3 euh bof bof mais sinon c'est super!


Dernière édition par weeztames3 le Mer 12 Mar 2014 - 21:10, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Mer 12 Mar 2014 - 17:56

Je trouve ça correct une CT de 3  Rolling Eyes . Je ferai un combat plus long au moment de la version revue et corrigée. Pour la suite, ça risque de vous paraitre un peu bizarre d'un point de vue stratégique, mais je pars du principe que si les héros étaient intelligents le récit serait nul^^.


Chapitre 5 : Retraite stratégique


Les coordonnées s'affichèrent sur mon auspex. P****n, 15 kilomètres à parcourir avec des orks à nos basques. On dirait que la plaie au niveau de ma main s'est cautérisée, mais sans la décharge d'adrénaline, ça fait un mal de chien. Une dizaine d'hommes étaient près de moi, je hurlai :
« Le camp est à 15 bornes d'ici, direction sud est, allons-y ! »
Le sergent de l'escouade répliqua :
« Allez, suivez le, si vous voyez des orks derrière, canardez les, balancez leur vos grenades à la gueule, cramez les avec le lance-flammes ! »
Nous courûmes tous dans la direction du camp. J'entendis des balles siffler. Les orks étaient plus rapides que prévu. Je poussais un cri de douleur tandis qu'une balle se logea dans ma jambe, m'arrachant un cri de douleur. Deux blessures dans la même journée, j'ai vraiment pas de chance. Je m'écroulai au sol. L'instant d'après, un soldat me releva, et le sergent hurla :
«  A couvert, on est pris pour cible ! Massacrez ces pourritures !»
Mon sauveur me balança derrière un arbre abattu et s'y précipita à son tour. Mon unité ouvrit le feu sur les orks qui se précipitèrent sur nous. Quelques-uns mordirent la poussière, mais à ce rythme-là, on allait se retrouver en infériorité numérique au corps à corps, ce qui signifiait notre mort à tous.
Ils arrivèrent à portée de lance-flammes. Une gerbe incandescente en immola quatre, qui poussèrent un dernier soupir avant de rendre l'âme. L'équilibre des forces était encore en notre défaveur. Soudain, une gigantesque explosion souffla nos poursuivants. Je vis un carreau se planter dans le crâne d'un humanoïde à la peau verte, qui explosa l'instant d'après. Un homme surgit alors du sous-bois, et décapita promptement un ork avant que celui-ci n'ai eu le temps de réagir. Sa gigantesque machette s'abattit sur un autre ork l'instant d'après. Je n'avais jamais vu d'attaques aussi rapides. Je reconnus l'homme : c'était Yves, qui m'a été présenté comme l'infiltrateur ultime par le colonel.
Le sergent de l'unité cria :
« Restez pas là à glander, à l'assaut ! »
Mes coéquipiers fondirent sur les orks. Je boitillais vers ma cible, le plus petit des orks, ma machette brandie au-dessus de ma tête. Je frappai l'ork, il parvint à parer l'attaque et riposta. Je levais mon pistolet, qui bloqua l'attaque. Je le frappai d'estoc et atteignis ma cible. La vie quitta son corps quand j'en retirai mon arme ensanglantée. J'allais passer à ma prochaine cible, quand je vis un énorme ork surgir. Son gigantesque kikoup coupa en deux le servant du lance-flammes. Il décapita un soldat d'un seul revers. Je vis Yves se jeter sur lui. Il lui lança trois attaques avec sa machette. L'ork semblait n'avoir aucune égratignure. Il riposta d'un coup de kikoup, évité gracieusement par Yves. Autours, les rares survivants avaient cessé le combat, obnubilés par le duel entre deux champions. Yves donna un coup précis entre les plaques de la lourde armure du chef ork. Il abattit son kikoup à nouveau. Son coup était puisant, mais imprécis. Son arme s'enfonça dans le sol, et signa son arrêt de mort. Yves bondit sur l'ork et enfonça sa lame dans le cou de son ennemi. Il tomba à terre. Les quelques orks survivants ne demandèrent pas leurs reste et prirent leurs jambes à leur cou. Ils furent fauchés par des salves précises de fusil laser. Un de mes tirs de plasma fit fondre une jambe d'un ork malchanceux. Il fut troué de plusieurs tirs de lasers. Le sergent hurla à nouveau :
« Allez, faut se magner, il peut y en avoir d'autres ! On récupérera les morts plus tard ! »

Au cours de cet assaut, trente orks perdirent la vie, et six des nôtres. Le bilan aurait été plus lourd sans l'intervention d'Yves. Il avait déjà disparu, sûrement à la recherche d'autres proies. Le type qui m'avait mis à couvert, et sûrement sauvé la mise, m'aida à marcher pour le reste du trajet. Je le remerciai, et il répondit :
« C'est normal, on ne laisse jamais un allié crever, même si ça nous ralentit. »
Nous ne subirent pas de nouvelles attaques des orks. Nous parvinrent enfin aux coordonnées indiquées par le général quelques heures plus tôt. C'était un petit camp ork, il devait y avoir de la place pour moins d'un millier d'orks. Les fortifications branlantes nous protégerons d'autres assauts. Des hommes en armure lourde, armés de fusils laser, se tenaient fièrement sur les remparts. Je crois bien que ce sont les troupes de choc aéroportées. L'un d'eux nous dit :
« Vous n'êtes pas suivis? »
Le sergent répondit :
« Vous pensez vraiment qu'on arriverait en marchant si on était poursuivis ? Ouvrez cette porte ! »

L'élite de l'armée giléadienne ne semblait pas très appréciée. Nous entrâmes dans le camp. Le sergent des troupes de choc nous amena à l'infirmerie. Je remerciai à nouveau celui qui m'avait aidé à marcher une bonne partie de la journée. Un homme en blouse blanche me mena vers un lit et me dit de m'y allonger. Je m’exécutai. Il m'examina un instant et dit :
« Je vais retirer la bastos ork de ta jambe. Par contre, pour le plasma, va falloir amputer. »
Fallait que ça tombe sur moi, comme par hasard. En plus, c'est la main droite, elle est utile quand même. Le toubib sortit une scie circulaire et l'activa. Je serrais les dents. Il me dit :
« C'est bon, c'était une blague, on dit ça à tous les nouveaux qui ont une blessure ! »
« Oui, c'est vraiment très drôle » dis-je avec ironie.
« Je vais te faire une anesthésie locale, et après je vais l'enlever délicatement. Tu ne pourras pas utiliser ta main pendant au moins une semaine, il faudra que tu ailles à l'armurerie demander un pistolet laser. »
Il me fit une piqûre. L'instant d'après, je ne sentais plus ma jambe. En deux coups de scalpel, il retira la balle, puis recousu la plaie. Il désinfecta ses instruments et retira le pistolet de ma main. Il la banda. Je le remerciai, et me dis :
« De rien, c'est mon boulot. On m'a dit de dire à tous ceux qui passent ici qu'il y aurait un briefing à 20 heures précises. C'est dans le gros bâtiment au milieu, je crois que c'était le QG du boss du camp. »
Je sortis de l'infirmerie. Le bâtiment n'était pas dur à trouver. Il était au moins deux fois plus gros que les bâtiments alentours. Je marchais dans sa direction.



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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Jeu 13 Mar 2014 - 18:03

Et bien , je pense que c'est mon récit préférer pour l'instant Smile .

Je dois dire que Yves et son arbalète ont beaucoup participé à mon choix Razz .

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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Jeu 13 Mar 2014 - 18:30

Je voulais un truc plus original qu'un pistolet pour mon cout-as de Marbo, c'est pour ça que j'ai choisi l'arbalète. En plus, les différents types de carreaux offrent de la flexibilité (même si c'est pas le cas dans le jeu).

Je poste deux chapitres d'un coup, le 7 est assez court, et il y a pas mal de baston. Je posterai le chapitre 8 demain, c'est de loin mon préféré.

Chapitre 6 : Assaut sur le camp du grosmek


J'entrais dans l'ancien QG du big boss. Je me demandais comment cet immonde tas de débris parvenait à tenir debout. Je voyais des roues de camions entourées d'un conglomérat infect comprenant des morceaux d'ossements qui semblait avoir été régurgité par le « maçon », des plaques de métal rongées par la rouille qui laissaient passer la lumière du soleil couchant, des poutres en bois vermoulu soutenant le toit de l'édifice. D'horribles trophées étaient accrochés sur les murs : des humains et des animaux sauvages étaient empaillés. Je baissai la tête, pour voir un spectacle plus horrible encore : Le sol était maculé du sang de ceux qui avaient combattus ici il y a quelques heures à peine. Dans un coin se trouvait une pile de cadavres d'orks, attendant d'être revalorisée. En effet, à l'instar des tyrannides, on ne gâche rien à Giléad. Les chairs des peaux vertes seront dissoutes par un puissant acide, afin de récupérer une bonne partie des protéines, qui seront cristallisées pour une plus longue conservation, et l'ADN, qui pourra être analysé. Les os sont ensuite broyés, afin de récupérer les sels minéraux. Je crois bien que ces substances servent à nourrir nos prisonniers ou nos animaux. Certains corps seront conservés dans l'alcool et pourront être décrits par des xénobiologistes.

Il restait une dizaine de minutes avant le briefing. J'avançais afin de trouver une bonne place. La chaleur était insupportable, et une odeur ignoble de chair en décomposition, de sang et de sueur manqua de me faire vomir. Je tins bon, et le colonel Delapierre arriva. Sa voix résonna dans toute la structure :
« On s'est fait méchamment botter le cul aujourd'hui ! On a perdu au moins 500 hommes et on va massacrer les orks pour ça ! Et on va accessoirement accomplir notre mission : éliminer ce grosmek ! »
Nous poussâmes un hurlement afin de montrer notre accord.
« Maintenant, on va parler stratégie. Près du quart des camps orks sont déjà tombés et les space marines ont laminé le big boss. La deuxième compagnie va se re-déployer en modules d'atterrissage afin de nous soutenir dans notre assaut. On ne va pas se faire avoir cette fois. Sergent Maloeil, vous allez vous infiltrer ce soir avec votre escouade et faire une brèche dans le mur nord. Utilisez les marécages pour vous approcher sans être vus. Vous ne devez pas échouer, et pour vous aider vos fusils seront chargés avec des bolts. Faites en bon usage. Nous avons également avec nous une demi compagnie mécanisée : une centaine de vétérans et de troupes de choc, neuf chimères, deux leman russ et 3 basilisks. Ce sont eux qui ont pris le camp où nous sommes, et qui seront à la pointe de l'assaut. Nous suivrons à pied et à découvert, le boxon fait par Bruno devrait distraire nos ennemis. Assaut à 5 heures du matin, à l'aube. Avec un peu de chance ils se seront cuités la veille pour fêter leur victoire et seront encore dans le coltard. Rompez soldats ! »

La salle se vida peu à peu. Je me dirigeais vers l'armurerie afin d'y récupérer mon pistolet. A l'intérieur, le sergent Maloeil et son escouade récupéraient leurs munitions. Il me vit et dit :
« Salut p'tit gars, désolé de t'avoir envoyé à l'infirmerie avant-hier »
Le souvenir de la doctoresse s'invita dans mon esprit. Je répondis :
« Ce n'est pas grave, c'est moins pire que ce que j'ai subi aujourd'hui. »
Le sergent m'examina du regard :
« Ta blessure à la jambe ne devrait pas trop t'handicaper, ça devrait juste t'empêcher de courir. Par contre avec ta blessure à la main tu ne vas pas pouvoir tenir ton fusil. Je suppose que tu es là pour prendre un pistolet. »
« C'est exact. »
L'armurier s'avança vers moi et me tendit l'arme.
« Voilà, ça se recharge comme un fusil laser. Par contre tu vas perdre en portée et en cadence de tir, alors essaye d'éviter le combat. Ton boulot c'est de transmettre les ordres, pas de risquer ta vie. »
Je pris l'arme et lui répondis :
« D'accord, pas de folies. »

Le sergent quitta l'armurerie en saluant ceux qui étaient à l'intérieur. Je fis de même quelques instants plus tard. Je me dirigeais vers la caserne de campagne, encore un bâtiment ork. Je n'arrive pas à comprendre comment ils peuvent vivre dans de tels endroits. Je me couchai et tomba dans les bras de Morphée.

Le clairon me réveilla. Il ne fallait pas trainer. Je rejoignis le reste de mon escouade. Il ne restait que le sergent et deux fusiliers. Cinq hommes que je ne connaissais pas nous rejoignirent afin de former une unité complète. La puissante armée se dirigea vers le camp fortifié, bien décidée à le réduire en cendres.
Nous atteignîmes enfin notre destination après deux heures de marche. D'après ma montre, l'assaut aura lieu dans moins de cinq minutes. Mon sergent nous fit signe de nous mettre à terre, exactement comme hier. Ça ne me dit rien qui vaille. J'allais profiter de ces quelques minutes pour observer le terrain. Je sortis mes jumelles et scruta le camp, 500 mètres plus loin. Je vis des structures étranges sur les murs. Des catapultes ? Oui, ça y ressemble. Les orks doivent être à court de munitions pour leur canons, et à la place vont nous lancer des cailloux. Ça va être du gâteau.
Plus qu'une minute avant l'assaut. Je rangeai les jumelles et me préparai au combat. La voix du colonel Delapierre se fit entendre :
« A l'assaut ! » hurla-t-il.
Les basilisks, les équipes d'armes lourdes et les snipers commencèrent à pilonner l'ennemi. Les moteurs des chimères et des leman russ rugirent tandis qu'ils s'élancèrent vers l'ennemi. J’étendis deux énormes détonations : une des tours s'écroula et une brèche s'ouvrit dans un mur. L'infanterie commença à courir. Je peinai à conserver la même vitesse que le reste de l'unité. Si je ralentissais, j'étais mort. Quelques obus vinrent s'écraser dans nos rangs, mais ils étaient beaucoup moins nombreux qu'hier, et leur charge de poudre semblait réduite. Ça confirme bien qu'ils sont presque à court de munitions.
J'entendis un hurlement. C'est étrange, il semblait venir du ciel. Je levai les yeux et ce que je vis m'horrifia. Les orks utilisent les prisonniers de la veille comme projectiles. Ils s'écrasèrent dans nos rangs, nous infligeant des pertes légères. La voix du colonel se fit entendre par l'intermédiaire de la radio :
«  Ces salopards vont payer cet affront ! Encore un effort, on est presque arrivé, la compagnie blindée et les tigres sont déjà en train de les allumer ! »
Plus que cent mètres, dans vingt secondes à peine on y sera. Nous sommes maintenant trop près pour l'artillerie. Les orks sur les remparts ouvrirent le feu. Heureusement pour nous, ils ne savent pas vraiment viser et la notion de tirs croisés leur est totalement inconnue. Des tirs chanceux virent à bout de deux de mes co-équipiers.
Nous nous engouffrâmes dans la brèche. Les corps-à-corps sanglants vont débuter, j'aurais préféré que ce soit contre des taus plutôt que des orks. J'entendis des sifflements. L'instant d'après, une dizaine de modules d'atterrissage s'abattit au milieu des orks défendant la brèche. Une centaine d'hommes engoncés dans de lourdes armures vertes en sortirent, faisant pleuvoir la mort avec leurs redoutables bolters. La vue des renforts me réchauffa le cœur. Mon sergent hurla :
« Chargez ! »

Nous nous précipitâmes au contact des peaux vertes, galvanisés par la présence des space marines et du colonel Delapierre qui nous hurlait ses ordres. Mon pistolet blessa un énorme peau verte à la jambe, mais il ne tomba pas, et décapita un garde l'instant d'après d'un revers de kikoup. Je me retins de prendre la fuite. Mon unité arriva au contact. Je rangeai mon pistolet et saisis ma machette. Elle s'abattit avec fureur sur un ork qui tomba au sol, terrassé par ma toute puissance. Le nobz se retourna vers moi, et la chaleur s'éleva de quelques degrés quand il cria. Je n'avais aucune chance contre lui. Je ne pouvais qu'espérer que ma mort serait rapide. Il se jeta sur moi. Je parvins à m'accorder un petit sursit en esquivant une de ses attaques. Soudain, son corps massif fut transpercé par une lance. Il s'écroula, et son cri de douleur fut interrompu par une rafale de bolts qui réduit son crâne en miette. Un space marine venait de me sauver la vie. Je le vis s'enfoncer dans les rangs de nos ennemis, fauchant tous les orks assez téméraires pour s'approcher grâce à des coups de lance précis. J'entendis le colonel hurler :
« Ça y est, on est presque, ils sont démoralisés, ne leur laissez pas une seconde de répit, faut leur péter les reins ! »

C'est sûr, le colonel sait trouver les mots justes. Encore un dernier petit effort et la bataille sera finie. Des cadavres d'orks jonchaient le sol, et nous étions sûrement en nette supériorité numérique. Mon unité et moi fondirent sur un groupe d'orks, prêts à les déchiqueter. Je parvins à en tuer deux avant qu'ils ne réagissent. Les survivants se battirent comme des lions. Deux hommes de mon unité furent tués. Un ork m'envoya au sol, et était bien décidé à mettre fin à ma vie. Il se rua sur moi, mais sa charge fut interceptée par l'épée tronçonneuse de mon sergent. Décidément, j'avais beaucoup de chance aujourd'hui, j'espère que ça va durer. De mon unité il ne restait que le sergent, un fusilier et moi.
Au fur et à mesure que nous avancions, les orks furent beaucoup moins présents, fauchés par les space marines et la redoutable escouade du colonel Delapierre.
J'entendis le colonel hurler dans la radio :
« Le voilà, c'est lui, laisser le moi, je vais me le faire à mains nues ! »

Je ne voyais plus du tout d'orks. Devant moi, les combattants restants se tenaient en cercle. Au milieu, le colonel faisait face à un ork d'environ deux mètres de haut. Les deux combattants avaient déposé leurs armes. Ils se dévisagèrent du regard, comme deux animaux sauvages prêts à se battre pour une femelle. Le colonel se jeta sur l'ork, mais aucun de ses coups n'atteignirent sa cible. La riposte de l'ork fut terrible. Il sonna le colonel avec un coup de pied en pleine tête. Il s'écroula au sol. L'ork fondit sur lui, et le martela de coups de pied. Jacques parvint à esquiver une attaque, et broya la rotule gauche de son agresseur avec sa main robotique. L'ork hurla de douleur puis perdit l'équilibre. Le colonel se releva et brisa la jambe droite de son agresseur d'un coup de poing. L'ork, dos au sol, sentit sa fin approcher et tenta de reculer. L'humain lui sauta dessus, mais l'ork, refusant de s'avouer vaincu, le saisit à la gorge avec sa main droite. Son bras fut brisé par une clé de bras. Son expression changea, et supplia l'humain de l'épargner. Le colonel suspendit son assaut. Je crûs qu'il allait l'épargner. Il alla vers un garde armé d'un lance-flammes, s'empara de sa réserve du carburant. Il s'avança vers le gros mek, lui versa le liquide sur le corps. Il se recula avant de lancer un briquet allumé. Le peau verte s'enflamma. Le colonel hurla :
« La bataille est terminée ! »


Chapitre 7 : La chance me sourit...


La bataille n'était pas tout à fait terminée. Il restait encore une poignée d'orks, qui visiblement n'avait pas compris que sa fin était proche. Ils furent promptement massacrés. Sur la tour nord-est, le drapeau de Giléad était planté. Environ 300 des nôtres périrent ce jour, plus huit space marines. Ce qui en comptant la débâcle d'hier, faisait un tribu de 800 hommes pour cet amas de béton. Quelques hommes et moi sont sur le front, ramassant les corps et les chargeant dans une chimère. Sans leurs plaques d'identification, la plupart serait méconnaissable. Mon regard fut accroché par un bandana. Je m'approchais, et reconnu le type qui m'avais sauvé la mise hier. Je ne connaissais même pas son nom. Je saisis sa plaque d'identification. Robert Loisillon. Il devait sûrement être de la même famille que le chef de peloton qui est mort hier. Je retins mes larmes tandis que je le soulevais. Son corps était anormalement léger, ayant été privé de ses jambes par un obus. Je le chargeais dans la chimère, le cœur lourd. Il en restait beaucoup, beaucoup trop, je ne les connaissais pas pour la plupart.

Les troupes présentes assistèrent aux funérailles, y compris les space marines, qui avaient perdu de nombreux frères d'arme aujourd'hui. Le colonel Delapierre, et les deux autres commandants dont je ne me souviens pas du nom firent un discours. Les corps furent ensuite incinérés. Tous dans l'assistance durent se couvrir la bouche, la fumée rendant l'air irrespirable. Les cendres furent ensuite enterrées.

Le repas fut bref, personne n'ayant beaucoup d'appétit après ce qui s'était passé dans la journée. Je ne comprends que mieux l'adage « A la guerre, il n'y a pas de gagnants, il n'y a que des perdants ».Ce soir je serais de patrouille, ça va me changer les idées.
Je rejoignis une escouade à 23 heures précises. Cette fois-ci, le spécialiste était armé d'un fuseur. Espérons qu'il ne soit pas nécessaire. Le sergent nous dit :
« N'allumez pas vos lampes, j'ai pas envie qu'on soit transformé en confettis par les armes longues distance ork. »
Nous marchâmes jusqu'à un bois, un peu plus loin que celui dont on a lancé l'assaut ce matin. Il restait peut être des orks à l'intérieur. Un soldat pris la parole :
« Vous croyez qu'ils reste des orks, chef ? »
« Si tu continues à parler si fort on va pas tarder à le savoir. »
« Désolé chef. »
Nous continuâmes sur un sentier, sûrement utilisé par les hommes qui ont été boutés de leurs terres par ces orks. Nous arrivâmes à une clairière.
« Faites gaffe, on est à découvert, mieux vaut ne pas traîner. » dit le sergent.
J'entendis un bruit sourd et un juron. Je me retournais, et vit que le spécialiste avait chuté.
« Putain je me suis pris les pieds dans.... un piège explosif cassez-vous ! »
Nous plongeâmes au sol. Le spécialiste ne fut pas assez rapide et fut englouti dans une gerbe de flammes. L'instant d'après, j'entendis une rafale d'arme automatique, et vis un fusilier tomber lourdement au sol.

« Embuscade, à couvert ! »
Je ne demandai pas mon reste et couru derrière un arbre couché au sol. J'entendis un petit grésillement venant de la radio. J'essayais de joindre le QG, mais la radio était HS.
« Demande des renforts au QG! » hurlait le sergent.
« La radio est HS! » répondis-je.
« Fait chier ! Balancez leur tout ce que vous avez ! »
Le sergent se leva pour tirer, et une balle emporta sa tête. Je levais mon pistolet pour tirer à l'aveuglette. Un fusilier balança une grenade sur les orks. Je décidais de l'imiter. Je ne voyais pas la plupart des fusiliers de mon unité, mais les entendais hurler tandis qu'ils clairsemaient les rangs orks avec leurs fusils. Je me levais pour avoir une meilleure idée de la situation. Près d'une vingtaine d'orks. Je tirais une rafale de pistolet laser, et deux orks furent fauchés. Les tirs cessèrent. Je me relevais, et vit avec effroi qu'ils avaient décidés d'en finir au corps-à-corps. Ils atteignirent une premier garde, qui fut sauvagement démembré. Quelques orks tombèrent suite aux tirs de laser, mais il en restait beaucoup trop. Le fusilier hurla :
« Ils sont trop nombreux ! Faut se repli.... »
Il ne termina jamais sa phrase, le kikoup qu'un ork lui avait planté dans la gorge lui avait sectionné les cordes vocales. Je pris mes jambes à mon cou. Je couru pendant une cinquantaine de mètres quand le sol paru se dérober sous mes pieds. L'instant d'après, je dévalais une pente sur le flanc. Puis, je sentis une intense douleur à la tête. Ensuite, plus rien.


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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Ven 14 Mar 2014 - 21:33

Si la suite n'est pas sur le forum demain première heure , je te fais un procès pour suspens trop intense Razz .


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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Ven 14 Mar 2014 - 23:54

Voici mon chapitre préféré, avec de l'action, de l’infiltration et de la survie.

Chapitre 8 : Survie


Je repris connaissance. Tout mon corps me faisait mal, comme si des milliers de morceaux de verre lacéraient ma chair. Je sentis un goût métallique dans la bouche. Le goût du sang. Je m'étais sûrement coupé à la lèvre durant ma chute. J'espère que les orks ne m'ont pas suivi. J'essayais de me relever, mais chuta l'instant d'après. La seconde tentative sera la bonne. Il fallait que je regarde l'étendue des dégâts. Je sortis mon couteau, et observa le reflet de mon visage sur la lame. Je saignais à la lèvre, et j'étais couvert de feuilles mortes et de terre. Il fallait que je trouve un moyen de désinfecter ça, mais je n'avais pas d'alcool sur moi. Je soulevai mon T-shirt. J'avais quelques éraflures, mais rien de sévère. La douleur me quitta, elle devait être due au manque d'irrigation causé par mon immobilité prolongée. Je jetais un coup d’œil autour de moi. J'étais dans une cuvette, aux pentes plutôt douce. L'important couvert végétal m'avait sûrement protégé de la déshydratation. Ce qui me fait penser qu'il faut que je boive. Je saisis ma gourde et bu deux gorgées. L'eau avait eu le temps de se réchauffer, j'ai dû rester évanoui presque une journée. Une chance que je n'ai pas été trouvé par un animal sauvage, ou pire, un ork. Quoi qu'il en soit, je n'avais aucune chance de survie si je restais ici. Je vis un morceau de métal à quelques mètres de moi : ma radio. J'avançais vers elle, espérant pouvoir la réparer. J'ai tout essayé, mais elle est définitivement fichue. Je sortis un tournevis d'une de mes sacoches, et entrepris de la démonter. J'allais conserver le sac, qui me sera utile, et une seule plaque de métal, qui pourrait me sauver la vie en cas de tir dans le dos. Je mis le sac sur mon dos. Je fis une derrière vérification avant de partir : j'avais une machette, un couteau, un pistolet, des jumelles et ma main blessée me faisait moins souffrir. Je m'aperçus avec joie que je pouvais à nouveau saisir une arme.

J'entrepris de quitter la cuvette, et ce fut bien plus long que d'y descendre. Je manquai de me rompre le cou quand la branche que j'avais saisie se brisa sous mon poids, mais je parvins à me rattraper in extremis. Au bout de quelques minutes, j'étais enfin en haut. Il fallait que j retrouve le lieu de l'embuscade, il y avait peut-être des survivants, même si j'en doutais. Je parcourus une centaine de mètres, toujours sur mes gardes. Je pénétrai dans une clairière. Oui, c'était bien ici. Même sans voir les corps, j'aurais reconnu cet endroit. Il puait la chair en décomposition. Je mis mon bandana sur mon nez, et me dirigeais vers le premier corps, à la recherche de signes vitaux, mais en vain. Tous, sans exception, avaient péri. Compte tenu de leur état, ça devait faire une vingtaine d'heures au moins. J'espère que les autres sont encore au camp du grosmek. Il fallait que je mette en route. Mais avant, il me fallait du matériel, au cas où. Je m'emparai des deux seules gourdes qui n'avaient pas été percées par les tirs des orks, de cinq grenades frag, de deux grenades krak, d'une machette et d'un fusil laser, auquel je fixai le couteau de son précédent propriétaire.

Je quittais ce lieu honni, en espérant pouvoir y retourner afin de récupérer les dépouilles mortelles de mes camarades. J'avançais avec une extrême prudence, les orks auraient pu poser d'autres pièges. Il fallait aussi que j'arrive à me trouver à manger.

Cela faisait une dizaine de minutes que je marchais sur le sentier. J'entendis un craquement à ma droite. Je me retournais, tentant de découvrir la source du bruit. J'épaulais mon fusil, et écarta les feuillages avec ma main droite. A moins d'un mètre de moi, se tenait un mignon petit ourson. Je lui mis un tir de laser en pleine tête. Il allait finir dans mon assiette. Cette planète avait due être terra-formée, ce qui explique que l'on y trouve la même faune que sur Terra, avant qu'elle ne devienne un immonde amas de béton presque stérile. Je saisis le petit corps sans vie et le mis dans mon sac à dos. Au même instant, j'entendis un rugissement furieux. Merde, ça devait être maman ours qui cherchait son petit. L'instant d'après, une gigantesque masse brune de trois mètres me chargea à travers la végétation. J'eus le temps de l'atteindre quatre fois avec mon fusil puis elle me mit un coup de patte monumental qui m'envoya à un mètre de là. Elle fondit sur moi, mais je parvins à placer mon fusil entre elle et moi. Elle vint s'empaler sur ma baïonnette, ce qui lui arracha un hurlement. Ma machette mis fin à ses souffrances. Malheureusement, je n'allais pas pouvoir porter toute cette viande. Je sectionnais une patte, et laissa le reste aux charognards, à contrecœur.

Je continuais sur le sentier pendant environ une heure. J'aperçus enfin le camp ork. Je me mis à couvert et sortis mes jumelles. Je scrutais les remparts, à la recherche d'une éventuelle patrouille. Bizarre, il n'y a personne sur les remparts. Il faut que je sois prudent, le camp a peut-être été repris par les orks. J'entrepris de traverser le no mans land de cinq cents entre moi et l'ancienne forteresse, allant promptement de trous d'obus en trous d'obus. Je parvins à la brèche en environ vingt minutes. Elle n'était toujours pas refermée, mais quand j'étais parti en patrouille, l'accès avait été bloqué par les chars d'assaut. Il n'avait aucun moyen de passer, sauf en détruisant les chars, mais je ne vis pas de débris de véhicules de conception humaine. La compagnie avait dû quitter les lieux, ça ne me disait rien qui vaille. J'entendis un cliquetis sur ma gauche. Je me cachai derrière un bidon, et observa. A une cinquantaine de mètres, se trouvaient trois pillards orks, qui me tournaient le dos. Grave erreur. L'un deux était équipé d'un lance-flammes relié à une réserve de carburant dans son dos. J'orientai mon arme vers ma cible, retins ma respiration, et pressai la détente. Un rayon rouge frappa le réservoir, qui explosa et karboniza les orks alentours. J'espère que ce sont les seuls, si ce n'est pas le cas je n'allais pas tarder à le savoir, l'explosion ayant fait un sacré boucan. Je courus vers le bâtiment le plus proche, ouvra la porte, entra, et pris soin de bien refermer la porte. Je ne vis aucune trace de combat. Je montai vers le premier étage, afin d'avoir une meilleure vue. J'entendis une voix d'ork. Je regardais par une fenêtre avec mes jumelles et vis un ork, à l'endroit où ses congénères avaient été tués. Je fus très surpris quand je vis son arme : un fusil antichar équipé d'une lunette, que l'on trouve habituellement sur des miradors. Je ne pensais pas qu'il était possible de tenir une telle arme, ni voir un ork utilisant quoi que soit qui nécessite de viser. L'instant d'après, il courut vers la tour la plus proche. S'il se postait en haut, il pourrait voir chaque recoin du camp, et je n'aurais plus aucune chance de survie. Je descendis les marches quatre à quatre, il fallait que j'atteigne la tour avant qu'il soit à son sommet. J'étais à proximité des corps brûlés en quelques secondes. Je vis l'ork en face de moi. Son arme et sa réservé de munitions suffisante pour tenir un siège le ralentissaient. Malheureusement pour moi, l'ork se retourna et me vit. Je plongeai derrière le bâtiment le plus proche. J'entendis un coup de feu et un petit cratère s'était formé à l'endroit où je me tenais une seconde plus tôt. Je pénétrais dans un bâtiment, en espérant qu'il me protégerait. L'ork devina que je m'y trouvais et tira dessus. A chaque balle, des morceaux de murs tombaient. Dans moins d'une minute, j'allais me retrouver sous un tas de décombres. Un tir toutes les quatre secondes. Ça devrait me laisser le temps de lui tirer deux ou trois fois dessus. Je me dirigeais vers la fenêtre. Un coup de feu retenti. Je me mis debout, et tira deux fois. Aucun tir ne fit mouche. Je me couchai, et l'instant d'après un trou se forma dans le mur derrière moi. Cet ork savait viser. Je me relevai, tira à nouveau. L'ork rugit de douleur quand mon tir lui transperça la jambe. Je me couchai, et senti l'air déplacé par la balle sur mon visage. J'avais eu chaud. Je me levai, prêt à faire feu. L'ork avait tourné les talons, bien décidé à atteindre la tour. Plus que cent mètres. La porte se claqua, et quelques secondes plus tard je l'avais atteinte. Je pris une poignée de cailloux, juste au cas où, et poussa la porte à l'aide de mon fusil. Pas de coup de feu, il devait avoir atteint le sommet, et la seule manière de l'arrêter était de monter moi aussi. Je montais les escaliers métalliques, sans un bruit. J'entendis un cliquetis au-dessus de moi. Le peau verte montait lui aussi les escaliers. Il fallait me hâter, je ferais une cible parfaite à découvert. J'étais à un étage du sommet. Si l'ork était intelligent, il serait en train de m'attendre. Je saisis des pierres et les lança devant moi. Un coup de feu retenti et une marche fut pulvérisée. Je me précipitai en haut des marches. Devant moi, sur la droite, se tenait la sortie, et l'ork derrière. Je lançai mes derniers cailloux. L'ork avait compris que c'était un piège. Je n'avais pas le droit à l'erreur, et lui non plus, c'est sûrement pour ça qu'il ne tenta pas de tir en aveugle à travers le mur. Je pris mes jumelles, espérant que le reflet du soleil couchant aveugle l'ork. Je les plaçai dans l'encadrement de la porte, et j'entendis un cri de douleur, puis un coup de feu, qui perça un trou dans le plafond. Je bondis hors du couvert, vidas mon chargeur sur l'ork. J'atteignis son bras droit, ce qui le força à baisser son arme. Je dégaina ma machette, et décapitai le peau verte d'un revers de ma lame.


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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 15 Mar 2014 - 13:19

Super juste super!
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Orcrist
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 15 Mar 2014 - 15:58

C'est dans la même veine que le chapitre 8, avec un cliffhanger à la fin^^.


Chapitre 9 : Le bout du tunnel


Il fallait que j'allume un feu avant que la nuit ne tombe, afin de me restaurer. Si je le fais ici et qu'il y a des Orks en maraude autour du fort, ils vont me repérer à coup sûr. Avant de partir, je décidai de fouiller le corps du peau verte. Rien d'intéressant, son fusil est beaucoup trop lourd pour que je puisse l'utiliser, et ses grenades me paraissent peu fiables. Je descendis les escaliers et me retrouvai dans la cour. Je vis un cratère quelques mètres plus loin, qui allait être parfait pour faire mon feu. Mais avant tout, il me faut du combustible. En cherchant un peu, je mis la main sur une poutre de bois vermoulu. J'entrepris de creuser deux trous dans la terre au centre du cratère, un étant  un peu plus profond, et reliés par un canal. Je mis un morceau de poutre dans le moins profond, et l'alluma grâce à mon briquet. L'appel d'air provoqué va augmenter la quantité d'oxygène disponible, et donc limiter drastiquement la formation de fumée. Je cuisis l'ourson chassé dans la journée, et l'engloutis. J'en profitai pour cautériser ma plaie avec mon couteau plongé dans le feu. Je regrettai mon geste amèrement tant la douleur était forte, mais il le fallait, pour éviter l'infection. Je décidai ensuite d'aller passer la nuit dans un bâtiment, où je serais à l'abri des éléments.

Je me réveillais le lendemain matin, avec la ferme intention de découvrir où est passée ma compagnie, voire même un moyen de la contacter. Je me dirigeais vers un bâtiment, avec l'espoir d'y trouver un plan. Au bout de la quatrième tentative, je mis enfin la main dessus. Un poste de télécommunication et une armurerie se trouve dans le même bâtiment, au milieu du camp. Je l'atteignis en quelques minutes. La porte s'ouvrit sans difficulté. Je pénétrai dans le bâtiment, et pressai un interrupteur à ma droite. Rien ne se passa. La porte se ferma et je fus plongé dans les ténèbres. J'allumai ma lampe torche. Le faisceau balaya la pièce, et mis en évidence un escalier, une lourde porte blindée avec une inscription « attention, explosifs »,-sûrement l'armurerie-, et une plus petite porte, qui est ma prochaine destination. Je l'ouvris, et mon cœur fit un bond dans ma poitrine. C'est la salle des télécommunications, mon billet de sortie. Les moniteurs semblent être intacts. Je pressai un interrupteur, mais il n'y eu aucun effet. Le courant est coupé. J'explorais la pièce, et tombais à nouveau sur un plan. Je notais mentalement les coordonnées du générateur, sortis de la pièce, monta les escaliers, jusqu'à ce que j'atterrisse sur le toit. Je regardais l'emplacement supposé du générateur, mais il n'en restait qu'un cratère. Il fallait absolument que je trouve le générateur de secours. Je redescendis pour voir le plan. Heureusement, le chemin est indiqué. Il me suffit de descendre l'escalier de ce bâtiment vers le sous-sol, de continuer tout droit jusqu'à une grande salle, et le générateur est au fond de cette pièce. J'atteignis la porte quelques secondes plus tard, et l'ouvris avec difficulté tant elle était lourde. Je fixais ma lampe sur mon fusil, juste au cas ou. Je m'avançais dans le couloir, le balayant avec le faisceau de ma lampe. Je parvins enfin à une porte, que j'ouvris avec précaution. La pièce était immense, occupée par des rangées de paillasses, encombrées d'appareils d'analyses et d'outils chirurgicaux.

Soudain, j'entendis quelque chose tomber à terre. Je tournais la tête vers la droite, et vis un point rouge se déplaçant à un mètre quatre-vingt du sol environ, à moins de cinq mètres de moi. Le faisceau de ma lampe l'éclaira, et je fus frappé d'horreur. Le point rouge était l'œil bionique d'un cybork. La partie gauche de sa face était faite de métal, et la droite d'une chair pâle. Son bras gauche était une construction faite de tuyaux et de métal, tout comme ses deux jambes. Des tubes laissant goutter un immonde fluide blanchâtre parsemaient ses parties organiques. Je ne perdis pas de temps et vida mon chargeur sur la monstruosité. Il hurla quand les tirs de lasers le criblèrent de minuscules cratères. Il me chargea, sûrement énervé, mais toujours pas mort. Je rechargeais, mais l'ork m'avait déjà atteint. Son lourd bras mécanique me frôla et détruisit une paillasse. Je fuyais le corps-à-corps, et ouvrit à nouveau le feu. L'abomination était toujours debout. Mes tirs étaient inutiles, il me fallait un autre plan. Il me semblait que les grenades antichars étaient aimantées, j'en saisi une, et la lança vers ma cible qui se précipita vers moi. La grenade vint se fixer sur le bras mécanique. Je me jetai à couvert, et entendis une détonation. Je me relevais, et eu la désagréable surpris de voir le peau verte encore debout, son bras mécanique était pulvérisé, et de l'huile s'échappait de sa jambe droite. Il saisit mon fusil et me désarma rapidement. L'instant d'après, il me porta un coup de poing à l'estomac. Je dégainais ma machette, le frappa, mais manqua ma cible. Un coup de poing me projeta à terre, contre une paillasse. Ma machette tomba au sol. Une fraction de secondes plus tard, l'ork était sur moi, m'empêchant de fuir. Il me mit deux coups de poings en plein visage, qui me sonnèrent. Sa main valide se referma autour de mon cou. J'allais bientôt perdre connaissance. Je tournais la tête pour gagner de précieuses secondes, parvins à dégainer mon couteau, et le plantai dans le poignet de mon agresseur. Il lâcha son étreinte. Ma lame remonta vers son coude, tranchant la chair entre son radius et son cubitus. Arrivé au bout, ma main fit un quart de tour, et le couteau brisa l'articulation de mon agresseur. Il poussa un cri de douleur, tenta de se relever, mais mon couteau s'était de nouveau abattu sur lui, lui sectionnant une arrivée d'huile sur sa jambe valide. Il tomba lourdement en arrière. Je fondis sur lui, et lui planta mon couteau dans la gorge. Je roulais sur le côté, tentant de reprendre mon souffle. Je me levais quelques minutes plus tard. J'étais totalement plongé dans l'obscurité, la lumière dans le regard de l'ork étant éteinte. Je vis le faisceau de ma lampe, m'approchai en avançant à tâtons, et m'emparai de mon fusil. Je me dirigeais vers le fond de la pièce, pour actionner le générateur, appeler des secours, et enfin sortir de cet enfer. Je me dirigeais vers la porte, et l'ouvris. Devant moi se trouvait le générateur de secours. Les instructions étaient marquées dessus. Je les suivies à la lettre, et le générateur se mit à ronronner. L'instant d'après, un flot de lumière envahit la pièce. Enfin. Je ne perdis pas de temps, et quitta la pièce. Je traversais le laboratoire, sans prendre la peine de regarder, ramassant ma machette au passage, puis le couloir, et je montais les escaliers vers la surface.
Je décidai de passer à l'armurerie avant d'alerter les secours. J'appuyai sur un bouton, et j'entendis une voix synthétique me dire que l'accès est refusé. J'entrepris de démonter le panneau de commande, sectionnai quelques fils, et les rebranchai. La porte blindée s'ouvrit dans un grincement.

Je pénétrai dans l'armurerie. Elle sentait la mort. A ma gauche, je vis les restes momifiés d'un officier. Je l'examinais, et saisis ce qui me semblait être un glaive énergétique. J'appuyais sur un bouton, mais rien ne se passait, les batteries devaient être déchargées. Je glissai ce trésor dans mon sac. Je trouvai une réserve de grenades plus loin, et fis le plein. Je mis la main sur une charge de démolition, et une bombe à fusion. Je commençais à être armé jusqu’aux dents. En fouillant un peu, je tombai sur une autre merveille, un fusil de sniper, avec plusieurs modes de tir - rafale, coup par coup, et surchargé -, un silencieux et un zoom réglable. Je le pris, et laissant mon fusil ici.
Je sortis de cette pièce, et me dirigeai vers le centre de communication. J'activais la radio longue portée, composa le numéro du QG. J'entendis une voix féminine:
« Vous êtes bien sur la fréquence du QG des forces giléadiennes. Patientez quelques minutes, nous allons prendre votre appel. »


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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 16 Mar 2014 - 9:30

Voilà le chapitre 10, avec de la baston. Le chapitre 11 va clore le chapitre avec les orks, je passerai aux tyrannides au chapitre 12. Après, il va falloir patienter, le reste n'est pas écrit^^.


Chapitre 10 : Embuscade

P*****, c'est pas le moment ! Quelques instants plus tard, j'entendis une voix :
« QG des forces giléadiennes, identifiez-vous. »
« Je suis membre de la deuxième compagnie, mon unité a été tuée dans une embuscade lors d'une patrouille il y a quelques jours près de la base du grosmek. J'ai réussis à y retourner, mais il n'y avait plus personne. »
« Nos éclaireurs ont repéré une immense bande d'orks qui converge vers le camp, c'est pour ça qu'on l'a abandonné. Votre compagnie se trouve dans le camp secondaire d'où l'assaut a été mené. Nous ne pouvons pas envoyer d'équipe de sauvetage. Je préviens tout de même le commandant. Tachez d'arriver en un seul morceau. »
Quelques instants plus tard, la voix tonitruante du colonel Delapierre envahit la pièce :
« Soldats, vous êtes là ? »
Je saisis la radio et lui répondit :
« Je vous reçoit colonel. »
« N'écoutez pas cet abruti, les Orks sont en route, et on va les prendre en embuscade à côté des marais. Restez dans la forteresse, de là-haut vous pourrez voir le terrain. Vous êtes armé? »
« Oui, j'ai mis la main sur un fusil de précision. »
« C'est parfait, tâchez de vous fabriquer une radio, allez vous planquer sur la tour nord. Vous avez de quoi mesurer les distances ? »
« Oui, il y a un genre de télémètre sur mon fusil. »
« Vous allez nous dire la distance à laquelle se trouveront les Orks, on a 10 basilisks et on a bien l'intention de s'en servir. Plus on a de personnes qui mesurent les distances et plus ça sera précis. On devrait arriver bientôt, d'ici trois heures. On va se planquer, massacrer les Orks à distance avec un barrage feu d'enfer, puis laminer les survivants. Je vous envoie les snipers, ils prendront position sur les remparts.»
« Bien reçu colonel.»
« Rompez soldat.»

J'éteignis la radio. Un barrage feu d'enfer, les Orks vont le sentir passer. Ça consiste à faire tirer cinq fois chaque Basilisks en changeant l'angle à chaque fois, afin que cinq obus incendiaires frappent simultanément la cible, en résumé, les Orks vont se prendre une pluie de feu sur le coin de la gueule.
Il me fallait une radio. Je me dirigeais à l'entrée du bâtiment pour voir le plan de la forteresse. Je vis la position de la réserve et de la chaîne de production de chimères, qui doit absolument rester intacte. Je me dirigeais hâtivement vers la réserve. J'ouvris la porte, et alluma ma lampe torche. Je vis à ma droite un bouton. Je le pressais, et la lumière fut. Il y avait un tas de choses diverses empilées un peu n'importe comment. Je sortis après de longues minutes de fouille, avec comme butin de quoi me fabriquer une radio, plusieurs mètres de corde, une bâche et quelques babioles qui se révéleront très certainement inutiles.
Je décidais d'aller jeter un œil à la très convoitée chaîne de production de chimères. Comme on pouvait s'y attendre, elle n'est pas active. Apparemment, elle n'a pas été utilisée depuis un bon bout de temps, et était couverte de poussière. Je ne trouvais absolument rien qu'un humble fantassin tel que moi puisse utiliser. Je ne parviendrais même pas à porter les lourdes armes qui sont présentes sur certains véhicules inachevés. Je quittais l'usine de production bredouille, et me dirigeais vers la brèche au nord, afin d'accueillir les équipes de tireurs d'élite.

Une heure plus tard, tandis que je guettais leur arrivée, j'entendis une voix derrière moi :
« Si j'étais un ork, tu serais mort depuis longtemps. Tâche de mieux te planquer la prochaine fois »
Je me retournais, surpris, et vexé que ces vétérans aient pu se faufiler derrière moi sans aucun bruit. Je bafouillais à l'intention des dix hommes qui se tenaient face à moi :
« Euh, bonjour, c'est vous l'équipe que Delapierre a envoyée ? »
« C'est ça » me répondit un homme qui devait être le sergent. « On va se poster en haut de ces remparts, dit-il en les montrant du doigt, et le chef veut que je te débriefe. J'ai vu des cadavres d'orks, c'est toi qui les as tués ? »
Je lui racontais mon histoire, puis il fit un hochement de tête approbateur. Il répondit :
« C'est bien p'tit gars, tu devrais aller loin, à condition que tu gardes les yeux ouverts. On devrait monter. Selon nos estimations, les orks seront à portée dans deux heures quarante minutes. Le reste de la compagnie attend dans le marais. »
Tandis que nous grimpions dans la tour nord, le seul moyen d'accéder aux remparts, je demandais :
« Pourquoi est-ce qu'ils sont dans le marais et pas dans la forteresse ? C'est plus sûr, non ? »
« Exact, mais la racaille peau verte va croire qu'on est retranché ici, et cette erreur leur sera fatale. A l'heure qu'il est, le reste de la compagnie verse de l'essence sur le sol, afin d'accentuer l'effet du barrage incendiaire. Des vétérans en valkyrie vont leur couper leur retraite à l'est, et les sentinelles se chargeront du nord. L'artillerie frappera au centre avec des obus classiques. Et nous, on se charge du reste. »
Quand nous arrivâmes à mi-chemin, le sergent ordonna à cinq tireurs, dont un opérateur radio, de prendre place ici. Nous continuâmes notre montée, puis atteignirent le sommet.

Le sergent prit la parole :
« C'est nickel ici. On va virer le cadavre de l'ork, il commence à puer. Bob, viens m'aider ». Le sergent enleva la ceinture de munitions, puis pris le peau verte par les bras, tandis que Bob lui saisit les jambes, puis le balancèrent du haut de la tour. Le sergent jeta un œil à l'énorme fusil de l'ork, et s'adressa à un de ses hommes :
« Eh, Jean, tu sais te servir de ce truc ? »
« Attends voir, que je l'examine. Ouais, ça ressemble à un autocanon avec une lunette, il faudra juste le fixer au rempart et je devrais pouvoir l'utiliser. »
Je pris la parole :
« Sergent, est-ce que ces bâches peuvent être utiles pour se camoufler ? »
« Appelle-moi Sauveur, et lui, c'est Albert, dit-il en tournant la tête vers le dernier homme de l'unité. Il reprit : Nan, les bâches seront inutiles, à part si t'as envie de suer comme un porc et de perdre de la précision. Par contre, c'est bien d'y avoir pensé, ça peut te sauver la vie dans certains cas. Assez bavardé, il faut trouver un trépied pour le fusil lourd. »
Nous écumâmes la base avant de finalement trouver ce que nous cherchions. Quelques minutes après notre retour à la tour, la voix du colonel Delapierre s'éleva de ma radio improvisée :
« Aux unité de la forteresse, planquez-vous, il y a des éclaireurs orks qui arrivent »
Nous nous jetâmes à terre, en attendant que les éclaireurs passent. J'entendis à nouveau la voix de Delapierre :
« Maloeil a les orks en visuels, ils seront là d'ici une vingtaine de minutes. Prenez position, il nous faudra des mesures pour l'artillerie. »
Nous vîmes les premiers assaillants au bout d'une quinzaine de minutes. Je transmis leurs coordonnées à mes collègues artilleurs. La horde se rapprochait dangereusement, et les peaux verste étaient deux fois plus nombreux que nous. L'équilibre devrait être rétablit après le barrage. Quelques minutes plus tard j'entendis des sifflements, puis la horde s'embrasa. J'entendis la voix du colonel crier :
« Maintenant ! Feu à volonté ! Soyez sans pitié ! »
Je vis deux cents hommes surgir du marais et faire feu, massacrant tout ork se trouvant devant eux. Cinq valkyries, auparavant cachées par la couverture nuageuse, fondirent sur les orks, avant de décharger des escouades de vétérans prêts à en découdre. Comme prévu, des sentinelles armées de lance-flammes lourds vinrent se placer derrière la horde. Je fis feu à plusieurs reprises, abattant quiconque tenta de s'approcher du fort. Le brasier finit par s'éteindre, et les orks survivants se regroupèrent et lancèrent un assaut sur les hommes situés dans le marais. Leurs armes automatiques fauchèrent nombre de mes camarades, puis vint un corps-à-corps sanglant. Les orks prenaient l'avantage, et j'entendis le colonel hurler :
« Repliez-vous, on va les embourber ! Équipes nord et est, resserrez l'étau ! »

Soudain, je vis un groupe de chokboys se diriger vers nous, propulsés par leur roquette. Par chance, une explosa, tuant deux orks sur le coup. Sauveur hurla :
« Feu à volonté, ne les laissez pas s'approcher ! »
Trois nouveaux orks furent fauchés, mais il en restait sept. Nous n'avions aucune chance. Le sergent cria :
« Repli immédiat ! »
Nous nous précipitâmes vers la porte. Albert fût tué par l'atterrissage d'un boyz. Je saisis la bâche, et la lança sur le peau verte. Je profitais de son aveuglement pour l'exécuter. Les autres orks arrivèrent quelques instants plus tard, mais nous étions déjà dans la cage d'escalier. Bob ferma la porte, qui fut enfoncée la seconde d'après, le projetant par-dessus la balustrade. Sauveur lança une grenade frag et nous dévalâmes l'escalier. Il hurla :
« Équipe 2, on a besoin d'aide ! »
Le sergent de l'autre unité lui dit :
« On arrive tout de suite. »
J'entendis le grondement d'un réacteur, et vit en face de moi un ork exploser sur le mur. Pas très fiables leurs réacteurs dorsaux. Plus que 3 étages à descendre. Heureusement, les roquettes des orks les ralentissent quand ils ne les utilisent pas. Je vis l'équipe 2 surgir et ils ouvrirent le feu, mais aucun ork ne périt. Nous sortîmes de la tour et nous trouvions sur les remparts. Un des membres de l'équipe 2 balança une charge de démolition à travers la porte. L'explosion fut assourdissante. Je vis la tour vaciller et Sauveur hurla :
« Grouillez-vous, ça va se casser la gueule ! »
Deux orks surgirent de la tour, leurs réacteurs poussés à leur vitesse maximale. Ils allaient nous rattraper. L'un d'eux parvint à atteindre un membre de l'équipe 2 et le scalpa. Ce fut une grossière erreur, car la tour lui tomba dessus quelques secondes plus tard. Le nobz, plus malin, nous avait devancés pour nous piéger. Il rugit avant de se jeter sur nous. Nous ripostâmes avec une volée de laser, mais l'ork était bien trop résistant pour être tué avec un seul tir. Il réussit à tuer Jean d'un unique coup de son énorme kikoup. Sauveur se positionna sur le flanc de l'ork et lui plongea sa machette dans le foie. L'ork riposta avec un revers du bras, ce qui envoya le sergent par-dessus la balustrade. Par chance, il réussit à se rattraper in extremis. Nous tirâmes une seconde volée de laser, et le peau verte s'écroula enfin. Un des membres de l'équipe 2 aida Sauveur à remonter. Il lâcha :
« Aller, on va continuer à soutenir les autres. En position ! »
En bas, les orks étaient en fâcheuse posture, les plus gros s'enfonçaient dans le marécage, et les plus petits étaient suffisamment ralentis pour que nos frères d'armes aient le temps de les tuer avant qu'ils n'arrivent au corps-à-corps. Une heure plus tard, j'entendis la voix de Delapierre dans la radio :
« C'est bon, on les a eût ! »


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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 16 Mar 2014 - 9:46

Super juste le nom que tu as donné au sergent le nom est sauveur mais cela m'a dérangé pendant la lecture mais bon c'est super quand même !
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   

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[Récit] Bienvenue en enfer !
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