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 [Récit] Bienvenue en enfer !

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prince of chaos
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 16 Mar 2014 - 13:38

C'est vraiment bien Smile .

Hâte de voir la suite !

_________________
"Si c’est ma tête qui vous revient pas, vous pouvez toujours aller roupiller dans le couloir. Et à partir de maintenant, si j’entends un mot plus haut que l’autre je vous renvoie dans votre bled natal à coups de pied dans l’fion. Comme ça vous pourrez aller ratisser la bouse et torcher l’cul des poules, ça vous fera prendre l’air. "
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Orcrist
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 16 Mar 2014 - 18:04

Le dernier chapitre avec les Orks ! Il faudra attendre pour la suite, je suis en train de remanier complètement l'histoire. Je vais zapper l'invasion tyrannides, bien que je garde ce que j'avais commencé sous le coude. Je vais la traiter avec un autre récit, c'est trop réducteur avec un seul point de vue. En plus, la transition entre les tyrannides et ce que je voulais faire après était hasardeuse. Je posterai la suite plus tard, ça dépendra fortement de mon inspiration (il me manque une transition, je connais l'histoire dans sa globalité). Je posterai le récit sur l'infiltration de mon maitre de chapitre dans les bas-fonds pour vous faire patienter si je tarde trop ^^.



Chapitre 11 : Sabotage

Nous cessâmes de tirer. Nous entendîmes à nouveau Delapierre :
« Allez les gars, on se rassemble tous à la forteresse. »
Nous descendîmes par la tour est, puis allâmes vers la brèche au nord. Le colonel Delapierre nous accueillit et dit de sa voix tonitruante :
« Putain, c'est vous qui avez abattu cette tour ?»
Sauveur lui répondit :
« On s'est fait attaquer par des chokboyz, on a dû leur balancer une charge de démolition pour éviter de tous y passer. On a eu quatre morts. »
« Merde, c'étaient nos meilleurs snipers. Va falloir en former d'autres. Toi, dit-il en me montrant du doigt, qu'est-ce que tu foutais ici bon sang ? »
Je fis immédiatement mon débriefing. Il me répondit :
« Eh bien, c'est impressionnant. Encore une ou deux missions et tu deviendras sergent. »
Il se retira avec ce qui restait de son escouade de commandement et se dirigea vers le poste de communication. Les soldats se allèrent vers une grande salle, qui nous avait servi de cantine il y a quelques jours, afin de jouir d'un repos bien mérité. Je bavardais tranquillement avec les gars de mon unité. Une bonne heure plus tard, Delapierre fit irruption dans la pièce. Il lança à la cantonade :
« Soldats, je suis fier de vous. Les Orks sont en déroute ! »
Tous les soldats de la pièce poussèrent des cris de joie. Le colonel repris la parole :
« Il nous reste une dernière chose à faire. Les orks avaient volés trois missiles deathstrikes aux Impériaux, et ils vont pas tarder à comprendre qu'il faut appuyer sur le gros bouton rouge pour les lancer. Il va falloir les faire péter avant de se les prendre sur la tronche. Je vais prendre les restes de mon escouade de commandement, de celles de Maloeil et de Sauveur, plus Yves, ce qui fait dix gars. Rendez-vous à l'armurerie. J'ajoute cinq gardes qui se sont illustrés depuis le début de l'opération. Si vous survivez, vous serez sergent. Je vous convoquerais dans l'heure. »
Quelques instants plus tard, le colonel se dirigea vers moi et me dis :
« Tu fais partie de la mission. Va attendre avec les autres à l'armurerie. »

Il s'éloigna l'instant d'après, à la recherche des autres recrues. A peine étais-je arrivé dans l'armée que j'avais une chance de promotion, ça me dépasse. Je me frayais un chemin vers l'armurerie, serrant quelques mains, mes camarades tenant à me féliciter. Je parvins à sortir, et me dirigeais vers l'armurerie. J'y fus accueilli chaleureusement par les membres de ma future escouade. J'en connaissais déjà trois : Yves, Bruno et Sauveur. Ce dernier me dit :
« Viens par-là, on va t'équiper. » Je le suivis dans l'armurerie, un peu bordélique, vu que les armes venaient d'être déchargées. Il me dit :
« Montre-moi ce que tu as déjà »
Je lui montrai mon équipement : ma radio improvisée, couteau, machette, deux grenades, un pistolet laser, un fusil à lunette et l'arme énergétique inutilisable.
« Eh bien, t'es armé jusqu'aux dents on dirait. Vas prendre quelques grenades en plus, on sait jamais, plus deux bombes à fusion, ça peut toujours servir. Après tu iras voir l'armurier, Roland, pour qu'il change la batterie. Et vire moi cette radio pourrie, on aura des oreillettes. »
Je m’exécutais. Roland réactiva mon arme énergétique, et me montra comment l'activer. J'appuyais sur un bouton, et l'arme se mis à crépiter. Je l'éteignis quelques secondes plus tard, ça serait dommage qu'elle tombe en rade en plein cœur des combats. Je rejoignis mes compagnons. Deux autres recrues étaient arrivées : un grand balèze qui pourrait m'assommer avec une pichenette, et un type de taille moyenne qui ne paye pas de mine. Les deux autres ne tardèrent pas à arriver : un type petit mais athlétique, et une espèce de bellâtre blond qui commençait déjà à me taper sur les nerfs.

Le colonel arriva, et tout le monde se tût. Il prit la parole :
« C'est une mission risquée, si vous être trop lâche, vous pouvez partir maintenant. Qui veut se barrer ? »
Personne ne répondit.
« Bien, reprit-il, voilà le topo. On va aller faire exploser ces saloperies de missiles. On ira en valkyries, qui nous déposerons à un kilomètre du camp. On se faufile là-bas en silence, on tue tous les orks sur notre route, on pose des charges à retardement sur les missiles et on se casse vers les aéronefs avant que ça explose. Des questions ? »
Silence de mort.
« Préparez vos camos nocturnes et n'oubliez pas les lunettes de vision de nuit. On part à 22 heures. »
Le temps passa assez vite. Les vétérans dispensèrent des conseils aux nouvelles recrues, allant de la meilleure façon de tuer un ork en silence à la constitution d'un camouflage efficace. Nous fîmes également une séance de tir sur des prisonniers orks. Mieux valait éviter de rater un tir, ou on serait repérés, ce qui signifiait notre mort à tous, les orks étant à peu près cinq cents.

Plus que dix minutes avant le début de l'opération. Nous nous dirigeâmes vers les valkyries, encouragés par les soldats qui restaient ici. On me traitait en héros alors que je n'avais encore rien fait. Nous embarquâmes dans les valkyries, un groupe de sept, et un de huit, dont je faisais partie. Deux membres des troupes de choc se trouvaient déjà dans les aéronefs, prêts à se servir des bolters lourds latéraux en cas de coup dur. Je pris place dans le véhicule, où se trouvaient Yves, Sauveur, le gros balèze qui portait une énorme hache à deux mains en plus de son fusil, et une des autres recrues qui devait être un artificier. Il y avait également trois vétérans dont je ne connaissais pas le nom. La porte se referma, et l'engin décolla en silence. Une heure passa, et personne ne pipa mot durant ce laps de temps. La valkyrie commençait à ralentir, puis s'arrêta. La porte s'ouvrit sans un bruit, et nous descendîmes. La voix du colonel parvint à mon oreille :
« Le premier qui fait du bruit je le descend. Activez vos lunettes de vision nocturne, on a pas de temps à perdre. »
J'aperçus le camp ork au loin, et les énormes missiles dépassaient la barricade. J'entendis à nouveau le colonel :
« On va faire trois équipes, chacune avec un artificier, deux snipers, et deux spécialistes du corps-à-corps. »
Nous nous regroupèrent en équipes, j'étais dans celle de Sauveur encore une fois, de Yves, du nouveau expert en explosif et d'un vétéran armé d'une hache et d'un pistolet laser en plus de son fusil.
« On va prendre trois chemins différents, on se retrouve au centre. Bonne chance. »

Nous nous rapprochions dangereusement du camp. J'aperçus une sentinelle ork sur un mirador. J'entendis la voix du sergent :
« Yves, occupe-toi de lui pour qu'on puisse rentrer. »
Le vétéran parcourut la cinquantaine de mètres qui le séparait du mirador sans aucun bruit. Il escalada la palissade, puis la tour et élimina l'ork. Nous nous dirigeâmes ensuite vers la palissade et l'escaladâmes. Nous jetâmes un œil au camp. Il était constitué de bâtiments délabrés, principalement des petits bâtiments de béton qui devaient servir d'habitation. Plusieurs édifices sortaient du lot, et devaient servir de garage ou de demeures aux orks les plus forts. Il y avait un grand feu de camp au centre, à une centaine de mètres de notre cible. Nous aperçûmes de nombreuses sentinelles. La mission allait s'avérer difficile. Le sergent nous dit :
« Il y a trois orks juste en bas de la palissade, il va falloir les éliminer. Préparez vos fusils. »
Nous nous approchâmes discrètement de la rambarde, et nous fîmes feu. Les trois peaux vertes s'écroulèrent en même temps, sans un cri. Nous sautâmes avant de dissimuler les corps. Nous longeâmes une habitation. Sauveur nous arrêta.
« Patrouille ork droit devant. Ils sont collés au mur. »
Nous surgîmes puis criblèrent les orks de tirs de laser. Nous continuâmes notre progression, parallèle à l'axe principal, mais à une distance d'environ 3 habitations. Nous éliminions tout ork ayant le malheur de croiser notre route. Nous arrivâmes à proximité du feu de camp. Nous étions proches du but, mais il faudrait redoubler de vigilance. Je pouvais apercevoir les missiles de notre position. Nous nous dirigeâmes vers la cible. A quelques mètres de notre but, se trouvait un gigantesque peau verte qui montait la garde.
« Merde, dit le sergent, si on le tue pas rapidement on va se faire repérer. »
L'instant d'après, une forme surgit et lui plongea sa machette dans la gorge. C'était le colonel. Il fit un signe à ses hommes et se dirigea vers nous.
« C'est bon, j'ai aperçu l'autre équipe, ils arriveront dans quelques secondes. Allons poser ces charges et cassons nous vite fait. »
L'autre équipe, celle de Maloeil, arriva et les artificiers posèrent les charges, tandis que les autres faisaient le guet. Rien ne se passa. Tant mieux. J'entendis le colonel dans mon oreillette :
« Mission accomplie, on quitte le camp. Merde, une patrouille, planquez-vous ! Ils sont au moins dix ! »

Je me jetai derrière une caisse, et ce fut le drame. Dans sa précipitation, le blond trébucha et lança un juron. Les orks braquèrent les faisceaux sur la recrue, et ouvrirent le feu en hurlant :
« Les zoms, y son las fô pa lé lècé çéchapé ! »
Le blond fut criblé de balles. Nous surgîmes de notre couvert, et ouvrirent le feu, tuant tous les peaux vertes. La voix de Delapierre parvint à mes oreilles :
« On est repéré, extraction d'urgence ! »
« Placez-vous en hauteur et utilisez vos bâtons éclaireurs. On arrive tout de suite. »
Le colonel hurla :
« Suivez-moi, et au pas de course ! »
Nous courûmes à en perdre haleine, en éliminant tout ork nous barrant la route. Nous avions encore l'effet de surprise, mais nous perdîmes un homme, fauché par un nob. Nous arrivâmes dans ce qui semblait être un garage. Les mécaniciens s'étaient regroupés, et un assaut frontal conduirait à notre perte. Le colonel éructa ses ordres :
« Feu à volonté, il faut se frayer un passage vers les étages supérieurs ! »
Nous ouvrîmes le feu, tout en se dirigeant vers l'escalier. Deux autres hommes périrent. J'entendis à nouveau Delapierre :
« La porte est fermée, couvrez moi ! »
L'instant d'après, il donna un coup de poing dans la porte, puis l'arracha. Il la lança ensuite vers les peaux vertes, en tuant trois. Nous nous précipitâmes vers les étages supérieurs, et parvinrent sur le toit sans problème. Le colonel alluma son bâton éclairant. La voix d'un pilote de valkyrie nous parvint :
« On vous voit, on est là dans trente secondes. »
« Putain, grouillez-vous, on a pas trente secondes ! » lui répondit le colonel.
Les premiers orks commençaient à arriver sur le toit, mais ils étaient trop nombreux, et le corps-à-corps sera inévitable. Je saisis mon arme énergétique et frappa un ork qui tentait de m'approcher. Je lançais une grenade dans le tas, fauchant plusieurs peaux vertes. Un autre de mes camarades périt. La fin était proche. Soudain, des moteurs vrombirent et une volée de roquettes balaya des dizaines d'orks, les valkyries étaient arrivées. La première se posa, et sa rampe arrière s'ouvrit, tandis que l'autre fournissait un tir de couverture. Nous nous engouffrâmes dedans, tout en repoussant la marée verte. La porte se ferma enfin et l'aéronef décolla. Nous entendions les impacts des armes orks. Une balle traversa le blindage et vint se ficher dans ma jambe, m'arrachant un cri de douleur. J'entendis le conducteur dire :
« Dommages critiques, on va se crasher ! »
Une alarme retentit, et l'aéronef commença à tournoyer pendant de longues secondes. Puis j'entendis un bruit de tôle froissé, et un impact me projeta au sol. J'entendis à nouveau le conducteur :
« On est au sol, mais loin du camp ork. L'autre valkyrie est encore en état de marche, on va nous repêcher. »
Toutes les portes s'ouvrirent, et nous pûmes sortir. Personne n'avait été tué pendant le crash. Delapierre dit :
« Feu d'artifice dans trente secondes, sortez le popcorn. »
Trente secondes plus tard, une gigantesque explosion balaya tout le camp ork. Nous avions réussi.



Dernière édition par Orcrist le Dim 16 Mar 2014 - 20:08, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 16 Mar 2014 - 19:04

Oh non je ne vais pas pouvoir patienter  No No No No No No 
Tes histoires sont de la drogue !!  Twisted Evil   Twisted Evil 
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Dim 16 Mar 2014 - 20:16

Je viens de corriger les nombreuses fautes d'orthographe que je n'avais pas vu (je viens de transférer mon fichier sous word 2010, le correcteur d'orthographe est très performant), surtout des grosses fautes avec le passé simple. Ça sera plus agréable à lire maintenant.
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Mar 25 Mar 2014 - 16:11

Voici la suite. J'ai adapté un récit que j'avais fait pour un concours d'écriture sur un autre forum, il fait très bien la liaison avec la nouvelle intrigue que je développe. Je ferai quand même la partie sur les tyrannides, mais pas forcément avec le même héros (Les lictors ont un gros potentiel pour faire un récit bien flippant  Very Happy) . J'alternerai avec un autre récit (le début est fait, il faut que je l'adapte, maintenant que je sais à peu près ce qui va se passer), qui se déroule à peu près en même temps, et qui met en scène mon maitre de chapitre, enquêtant en solo sur la mort mystérieuse du capitaine de la première compagnie.


Chapitre 12 : Un entrainement de routine


Le jour se levait. Je me risquais à jeter un œil hors de mon abri, une anfractuosité dans une roche granitique. Au dehors, la végétation luxuriante filtrait la lumière du Soleil, qui prenait une teinte orangée, rassurante. J'aurais bien passé une de mes permissions ici. La seule ombre au tableau était que je me trouvais sur la planète prison du système de Giléad. Des prisonniers, pour la plupart Orks et humains, étaient jetés dans cet enfer vert. Les plus faibles finissaient avalés par une plante carnivore, dévorés par un Carnosaure affamé, ou abattu par un de leur congénère. Les individus les plus forts se regroupaient en bandes qui s'entretuaient mutuellement.
Mon objectif est de survivre dans cet environnement hostile et de m'y échapper. Un entrainement de routine pour les vétérans de la garde giléadienne.

Je ne perçu aucune menace. Je m'extirpais de mon abri avec précaution, en prenant soin de ne pas érafler la lunette de mon fusil. Une navette avec un repas chaud m'attendait à environ 2000 kilomètres au nord de ma position, calculée à l'aide de ma montre et de ma boussole. J'en avais encore pour des semaines.

Je me mis en marche, les sens en éveil. La couche d'humus émettait un faible son à chacun de mes pas. J'entendis un bruit ténu, à environ 10 mètres devant moi. Je bondis à couvert, mon camouflage fait de terre et de pigments végétaux me rendant quasiment invisible. Je regardais par la lunette de mon fusil en direction du bruit. Je vis alors un petit animal, doté d’un appendice semblable à une trompe, grimpant à un arbre. Je réduisis la puissance de mon fusil, et pressa la détente. La bête tomba alors au pied de l'arbre. Son sang est une puissante neurotoxine, auquel je suis fort heureusement immunisé, grâce à l'ingestion quotidienne de faibles doses. Je vidais le sang de l'animal dans une fiole, et laissait gésir son cadavre, qui ferait le bonheur d'un charognard.

Je me remis en route, et parcourut une vingtaine de kilomètres sans incidents notables. Le terrain devenait de plus en plus dégagé. Certains arbres étaient manifestement abattus à l'aide d'outils. Il devait y avoir une tribu de prisonniers non loin, il me fallait redoubler de prudence. Je tendis l'oreille, mais n'entendis rien. Je me mis à genoux, puis posa mon oreille gauche à même le sol. Des bruits de course me parvinrent. Je perçu deux types de bruits, sans doute des poursuivants et des assaillants. Une battue avait lieu à quelques kilomètres devant moi. Il fallait à tout prix que je l’évite. Si je restais au sol, je risquais de finir piétiné. Si l'on me repérait alors que je me trouvais dans la canopée, j'y serais délogé à l'aide de pierres et de flèches. C'est cependant cette solution que je choisis. J'entrepris de grimper au somment d'un arbre haut de 20 mètres. L'épais feuillage me soustraira au regard de mes assaillants. Je décidais d'oindre ma lame énergétique avec la neurotoxine que j'avais récoltée plus tôt. Elle serait efficace quelques heures. Je commençais à percevoir les bruits de course, qui, malheureusement pour moi, se rapprochaient de plus en plus.

J'aperçus un troupeau de créatures reptiliennes, massives et quadrupèdes, s'élançant au galop, poursuivit par une horde d'hommes déchainés. Ils étaient armés de massues de pierres, d'arcs et de flèches, de frondes et de javelots avec propulseurs. Archaïque, mais efficace. Les projectiles fusèrent quand les chasseurs arrivèrent à portée de leurs proies. Une d'elle s'abattit, criblée d'une dizaine de projectiles, à une centaine de mètres de ma cachette. Une dizaine d'hommes vêtus de haillons se précipita vers la charogne, et commencèrent à la débiter, telle une meute de loups affamés. Ils allaient être occupés un bon bout de temps, ce qui me laisserait le temps de me faufiler discrètement. Je descendis promptement de l'arbre. Une fois arrivé à terre, je me saisis de mon fusil, et commençai à avancer furtivement. J'entendis un bruit, juste derrière moi. Je me retournai, et vit un colosse musculeux couvert de terre se précipiter vers moi en brandissant une massue à deux mains. J'avais manqué de prudence, et je risquais d'en payer le prix fort. Je tirai une salve de trois tirs de lasers dans son torse, ce qui le terrassa. Son cri avait alerté ses congénères, ce qui est une assez mauvaise nouvelle quand on y pense, surtout que je me tenais debout, à découvert.

La meute se mut prestement dans ma direction. Je parvins à en occire deux à l'aide de mon fusil. Fort heureusement, le concept de gestion des munitions leur était totalement étranger, et ils avaient utilisé tous leurs projectiles lors de leur petite partie de chasse. Je me saisis d'une grenade, la projetai vers mes agresseurs, et pris mes jambes à mon cou. Une explosion retentit quelques secondes plus tard, suivit de cris de douleur et d'effroi. Voilà qui devrait les ralentir.

Je courus encore une centaine de mètres, et me jetai à couvert. Je regardais en direction de la horde. Hébétés par l'explosion de la grenade, les cinq survivants semblaient avoir perdu ma trace. Le groupe se sépara, afin de maximiser leurs chances de mettre la main sur moi. Grossière erreur. Je vais pouvoir les abattre un par un. J'en tuai trois avant que la batterie de mon fusil soit déchargée. Je mis mon arme en bandoulière, et saisis mon pistolet et mon épée. Un des psychopathes s'approchait vers moi, puis me dépassa, sans me voir. J'abattis ma lame sur le forcené, ce qui entailla sa chair. Il se retourna, prêt à frapper. Puis il fut terrassé par le puissant poison. Plus qu'un. Je le provoquerais en duel, pour varier un peu les plaisirs. Je me tins debout, et l'interpela :

« Eh, par ici ! »

La brute épaisse se retourna, et me chargea. Il projeta sa massue vers moi. J'esquivai l'attaque avec une facilité déconcertante, et ripostai. Mon arme égratigna son avant-bras, puis mon adversaire fut pris de convulsions. Il s'écroula, mort.

La menace écartée, j'entrepris de poursuivre ma route vers le nord.

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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Ven 28 Mar 2014 - 20:14

Super comme d'habitude mais je n'ai pas bien compris si c'est la suite avec un autre soldat qui commence à rentrer dans l'armée ou si c'est une autre histoire que celle d'avant ?
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 29 Mar 2014 - 6:45

C'est le même personnage, mais le récit se passe après le chapitre 11, j'ai mis une ellipse. Dans mon fluff, les gardes déjà expérimentés font un entrainement de survie supplémentaire pour mériter leur titre de vétéran. Je posterai la suite bientôt, j'ai pas mal d'idées en ce moment^^.
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Mar 22 Avr 2014 - 13:57

Voici le chapitre 13, qui marque un tournant dans le récit. J'ai eu un peu plus de mal à le formuler que les autres, je le modifierai sûrement plus tard pour que les évènements soient plus clairs. Les transitions sont rarement évidentes à écrire.


Chapitre 13 : L’arène


Plusieurs jours passèrent sans incident majeur. Je me rapprochais de mon objectif. Plus que 500 kilomètres. Le climat était de plus en plus froid. J’ai vu les gigantesques figuiers étrangleurs de la jungle tropicale céder du terrain face aux feuillus des forêts tempérées. Vinrent ensuite les conifères de la Taïga, puis les arbrisseaux rabougris des steppes. Ma volonté était mise à l’épreuve à chaque instant. Sur ces plaines quasiment stériles, la survie était un combat permanent. Contre le froid et la faim. Contre la faune et les habitants. Contre le désespoir et la folie.

La nuit commençait à tomber. Il me fallait un abri, et un feu. Je trouvai facilement une grotte, et allumai un feu. C’était dangereux, mais j’allai mourir de froid si je ne le faisais pas. Je pris un morceau de viande séchée afin de calmer mon estomac et mes nerfs. Je me blottis sous ma couverture, et attendis que la nuit passe.

Un bruit me réveilla au beau milieu de la nuit. Des bruits de pas et des éclats de voix. Je jetai un coup d’œil à mon feu. Eteint. Il ne trahira pas ma position. Je rangeai ma couverture, et saisi mon fusil. Je ne pourrai pas m’en servir discrètement. Certes, un fusil laser est totalement silencieux, mais de nuit, un tir est aussi visible qu’un feu d’artifice. Je me risquai à jeter un coup d’œil dehors. Une patrouille ennemie d’une vingtaine d’hommes convergeait vers ma position. Ils brandissaient des torches et des armes improvisées. Ils sont très bruyants et très visibles, j’allai pouvoir les éviter facilement.

Je me faufilai hors de mon abri. J’entendis distinctement la conversation du groupe, à une vingtaine de mètres de moi :
« J’ai cru voir de la fumée par là. »
« On ne va pas prendre de risques. » Lui répondit un de ses camarades.
Il alluma un bâton éclairant, et le lança dans ma direction. Il atterrit à côté de moi, dissipant mon manteau de ténèbres.
J’ouvris le feu instantanément. Ma salve faucha deux de mes agresseurs. Je pris la fuite, mes chances de survie étant quasiment inexistantes si je poursuivais le combat.
La réponse de mes assaillants ne se fit pas attendre :
« Chopez moi cet enfoiré ! Laissez-le-moi, je le veux vivant ! »
Courir dans le noir n’était pas chose facile, surtout quelques minutes après le réveil. Je me pris les pieds dans une racine, et chutai lourdement sur le sol gelé. Je me retournai, et ouvris le feu. Si je devais mourir aujourd’hui, j’emporterai un maximum de ces raclures avec moi. Je me relevai, tout en continuant à tirer, trois de mes opposants mordirent la poussière avant que ma réserve de munitions ne s’épuise. Je ressenti une vive douleur au niveau de la cheville, et tentai de poursuivre ma fuite en claudicant. Bien entendu, ça n’était pas assez rapide. Je vis mes assaillants former un cercle autour de moi.
Un être massif s’avança vers moi. Il me dévisagea, et me dit :
« T’es un garde de Giléad ? Dis-moi, ils les prennent au berceau maintenant ? »
Je lui jetai un regard de défi, et ne répondis rien. Ce qui ne plut pas trop à la brute épaisse en face de moi. Il me mit une droite qui me projeta au sol, et enchaina avec un coup de pied en pleine tête qui me fit perdre connaissance.

Une douleur intense me réveilla, suivie d’un goût métallique dans la bouche. J’ouvris les yeux, et regardai autour de moi. J’étais allongé par terre, et un homme de grande taille, maigre, au teint pâle, me toisait. Il m’adressa la parole :

« Aujourd’hui, vil suppôt de Giléad, tu vas gouter à ta propre médecine. Toi et les tiens nous avez enfermé dans cet enfer, nous forçant à nous entretuer pour survivre. Tu combattras dans l’arène. Gagne ton combat, et nous te laisserons partir. Suis-moi. »

Je me levai péniblement. Mon corps était meurtri, je n’aurais aucune chance de survivre dans l’arène. Je suivis l’homme, tâchant de garder mes forces pour l’affrontement. La lumière se fit de plus en plus forte à mesure que j’avançais dans l’étroit couloir. Nous arrivâmes à une grille, qui s’ouvrit avec un grincement lugubre. L’homme me tendit un bouclier de fer, et une machette.

« Meurs avec honneur. » me dit-il. Rassurant. J’estimai que j’avais plus de chance de survivre dans l’arène que si je tâchais de m’enfuir maintenant. Je m’avançais, et regardais autour de moi. L’arène mesurait environ 20 mètres de diamètre, et était remplie de charmantes gens, qui m’invectivaient ou voulaient simplement ma mort. Je me tenais désormais au centre de l’arène. La foule fut frappée par un silence de mort. Une porte en face de moi s’ouvrit, et me révéla mon adversaire : un colosse vêtu d’un pagne et d’une peau de bête négligemment jetée sur ses épaules. Il tenait une épée noire, qui semblait onduler.

Le monstre me chargea avec un hurlement. Je sentis mon sang se figer dans mes veines. L’épée s’abattit sur moi. Je l’évitais avec une roulade, puis riposta en frappant mon adversaire à la jambe. Il ne broncha pas. Il se retourna, et me frappa avec le pommeau de son épée. Je tombai sur le sol, à sa merci. C’était la fin. Le colosse leva son épée, et fanfaronna tandis que la foule l’encourageait. Soudain, je vis sa lame bouger. Elle se tordit, et s’enroula autour du bras de son porteur. Je saisis l’occasion. Je me relevai d’un bond, et plantai ma lame dans le dos de mon adversaire. Il hurla, puis se retourna, et me frappa avec son poing, ce qui m’envoya à nouveau à terre. La lame bondit de son bras, et atterrit juste à côté de moi. Je la saisis, et frappa le colosse de toutes mes forces. La lame s’enfonça dans le cœur du colosse, comme guidée par une volonté propre.

Je retirai ma lame du corps de mon adversaire, qui s’écroula. La foule hurlait. Je vis l’homme pâle s’avancer vers moi. Il m’adressa la parole. La foule se tût.

« Manifestement, l’épée t’a choisi. Je tiendrais parole. Tu es libre de partir. Tes affaires t’attendent à la sortie de l’arène. »

Il s’en alla. Je trouvais ça vraiment louche, ça sentait le piège à plein nez. Je quittais l’arène sous les vivats de la foule. Je récupérai mes affaires, et fut libéré. Une voix s’immisça dans mon esprit :

« Beau combat. Tu as eu de la chance. Beaucoup de chance. »

Je me retournai, mais il n’y avait personne derrière moi.

« Regarde plutôt à ta ceinture. »

Je vis l’épée que j’avais dérobée à ma ceinture. Impossible. Les épées ne parlent pas.

« Et si pourtant. Mon esprit a été piégé dans cette lame. Je n’aspire qu’à la liberté. Ramène-moi sur Giléad. Ta récompense défiera l’entendement. »

Cet esprit ne me semblait pas hostile, et m’avait sauvé la vie. Même si ça semblait un piège, ça ne me coûtait rien de la laisser à ma ceinture.

« D’accord, je te ramènerai. »

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prince of chaos
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Jeu 24 Avr 2014 - 19:12

Cela fait longtemps que je n'ai pas commenté tes textes, mais là je dis chapeau !!!


J'attend impatiemment la suite, et j'ai une petite idée de ce qu'il va se passer Wink .

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Dajan
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Ven 25 Avr 2014 - 16:53

Ils sont frais et fluides tes textes, j'adhère.
De plus, les personnalités sont bien exploités, rendant le texte vivant.
Bravo Very Happy
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Orcrist
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Ven 25 Juil 2014 - 11:24

Voici un tournant au niveau de l'histoire. La première partie est un peu inutile (mais nécessaire), et la deuxième apporte énormément au récit. Je conseille de lire la nouvelle "Brulez l'hérétique", qui se passe en même temps.


Chapitre 14 : Retour à la maison

Le reste de mon voyage se passa sans encombre. Cette étrange épée me parut très utile, pouvant me réchauffer quand il faisait froid, et lancer des éclairs me permettant de chasser plus facilement. Une petite merveille de technologie. En plus, je pouvais discuter le bout de gras avec, et sa compagnie était plutôt agréable.

Tandis que j’arrivai au pôle, je vis au loin le spatioport, petite structure de béton armé. Etonnant que les habitants n’aient jamais tenté de s’en emparer, il semblait très peu gardé. L’épée m’interpela :
« Je vais changer de forme. Je passerai inaperçu si on pense que je suis une machette. Jette la tienne, ça serait louche que tu ais deux machettes en plus d’une lame énergétique. »
« Bonne idée. » lui répondis-je en jetant la machette que j’avais trouvée dans l’arène.

Je m’approchais du spatioport et fus interpelé par un garde en faction :
« Bienvenue, l’ami ! Et félicitations pour avoir survécu à cet enfer. Votre ticket de sortie se trouve juste derrière-moi, dit-il en montrant du doigt la navette. Mais avant, vous devez manger et faire votre débriefing auprès du commandant. Suivez-moi. »
Je le suivis docilement, désireux de rentrer chez moi, de dormir dans un vrai lit, et de me manger un énorme plat de lentilles. J’entrai dans un petit bâtiment, et le garde me dit :
« Prenez cette porte, je retourne à mon poste. Bon retour ! »
Je le remerciai chaleureusement et ouvrit la porte. Le chef –j’ignore son grade- m’invita à entrer.
« Félicitations, vous faites désormais officiellement partie des vétérans de la Garde des Jungles de Giléad. Je suis le Caporal Bol. » Il me tendit la main, et je la serrai.
« Je m’appelle Michel. »
« Vous êtes opérateur radio n’est-ce pas ? Il nous faut plus de gens comme vous. Avant de vous ramener chez vous, vous devez me faire votre rapport. Et manger un morceau, vous devez crever la dalle. »
« Oui, on peut le dire. »
Le colonel murmura quelques mots dans sa radio. Quelques instants plus tard, on m’apporta un repas. Steak frites. Le pied. Tout en mangeant, je fis mon rapport, occultant volontairement le passage de l’épée vivante. Je saluai le Caporal, et pris congé. Je me dirigeai vers la navette, et y monta.

Le voyage fut de courte durée. Mon fauteuil était particulièrement confortable, et la cabine équipée d’une douche. Charmante attention. Quand je descendis de la navette, on me donna une convocation pour me remettre une décoration dans deux semaines, un ordre de permission de deux semaines, les clefs de mon appartement et un ticket de bus pour rentrer chez moi. Je gardai mon équipement, les dotations appartenaient aux soldats. Surtout que rien dans mon équipement, à part peut-être le treillis, n’appartient vraiment à la Garde de Giléad. Je rentrai chez moi tranquillement en bus, le voyage dura une vingtaine de minutes. J’netrai dans mon appartement, et me débarrassa de tout mon barda, sauf mon énigmatique épée, et m’écroula sur mon canapé. L’épée m’interpela.

« Tu as rempli ta part du marché. A moi de respecter la mienne, mais seulement si tu le désire. »
« Dites-moi ce que vous offrez, j’aviserai. »
« L’omniscience. Une puissance que tu n’aurais pas pu imaginer même dans tes rêves les plus fous. »
« Où est le piège ? »
« Il n’y en a pas. Tzeentch récompense grassement ses serviteurs les plus fidèles. »
« Hors de question de m’acoquiner avec un Dieu du Chaos ! Je ne serai pas un agent de la destruction ! »
« Ni le Grand Architecte, ni ses suivants ne sont des êtres maléfiques. On l’attribue aux Dieux du Chaos, mais Tzeentch est un agent de l’Ordre, pas de l’Entropie. Libre à toi d’accepter ses dons, mais tu ne deviendras en aucun cas sa marionnette. Même un Dieu ne pourrait aliéner l’être que tu deviendrais. Investi de la puissance d’un Dieu, tu en deviendrais un également. Imagine à tout ce que tu pourrais faire, aux vies que tu pourrais sauver. Tu pourrais gouverner Giléad, et lui permettre de défier l’Imperium et l’Empire Tau. Tes semblables n’auraient plus à vivre dans la peur de la venue d’un Inquisiteur ou d’un émissaire Tau. Tu pourrais conquérir la Galaxie. Faire reculer l’obscurantisme. Défier les Dieux eux-mêmes. »
« Soit. Je ne pense pas qu’il soit bien prudent de recevoir le don d’un Dieu adepte des manigances. »
« Certains des alliés de Tzeentch ont utilisé leurs pouvoirs pour apporter la mort. Cette destruction est contraire aux vœux de l’Architecte du Changement, qui est un bâtisseur, contrairement à son frère Nurgle. Il laisse la liberté à ses alliés, qu’il considère comme ses égaux, et non comme des vassaux. Certains sortent du droit chemin, ce qui suffit à entacher toute son œuvre. Mais il ne saurait aliéner, car tel n’est pas son objectif. Il désire plus que tout que l’Humanité brise ses chaines, et embrasse le changement, pour mettre fin à cette ère de terreur. Mais les humains ne sont pas encore prêts, et les Visionnaires qui embrassent sa cause sont vus comme des parias, des hérétiques. Le peuple craint ce qu’il ne connait pas, ce qu’il ne peut pas maîtriser. Nul ne pourra égaler ton savoir, nul ne pourra dompter les forces du Warp comme tu le feras. Les agents de Tzeentch ont toujours été persécutés à cause de leur usage de la magie. Magnus le Rouge lui-même a utilisé ses pouvoirs pour prévenir l’Empereur de la trahison de son fils favori. Il a été banni dans l’œil de la Terreur, où la puissance du Warp, trop forte pour être maîtrisée, même par lui, ont fini par corrompre de manière irréversible ses troupes, ses enfants. Sa seule solution a été de les libérer grâce au sortilège de l’effacement. Un autre exemple qui je pense te parleras plus. Il y a quelques millénaires, sur Giléad, les mouvements de convexions du noyau stoppèrent, laissant la planète à la merci des tempêtes solaires, qui auraient ravagé la planète. N’est-ce pas Tzeentch qui a prévenu une poignée d’élus de la catastrophe ? N’est-ce pas grâce à lui que tu es en vie aujourd’hui ? Et quelle a été leur récompense ? L’extermination. Une chasse aux Sorcières, digne des planètes féodales. Accepte mon offre, et tu pourras changer le monde. »
« J’accepte. »

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Orcrist
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Lun 18 Aoû 2014 - 20:49

Chapitre assez court et descriptif, qui détaille les objectif du héros.


Chapitre 15 : Renouveau

L’instant d’après, je fus frappé par une vague d’énergie d’une puissance défiant l’entendement. Je sentis cette puissance s’insinuer en moi, devenir une part de moi-même. Des images de la Galaxie, du passé, du présent et du futur tourbillonnèrent dans mon esprit. Je réussis à me concentrer, à canaliser ce pouvoir qui était désormais mien. Je vis un homme gravement blessé dans un champ de stase,
(Orcrist)
luttant pour sa survie. Je sus alors qui il était. Le Maitre du Chapitre des Fils de Giléad. Pour libérer ma planète, je devais anéantir cet homme, et détruire ses marionnettes. Je projetais mon esprit avec encore plus de vigueur, pour tenter d’agir sur le plan matériel,
(Tu n’es pas prêt)
mais en vain. Il fallait que je sache où il se trouvait, pour pouvoir le tuer par des moyens plus conventionnels. Je défocalisais mon esprit, et aperçu sa tanière. « Sérénité », la plus grande barge de bataille de la flotte de Giléad. J’avais localisé ma proie, il me fallait maintenant l’attirer à moi. Il me faudrait une diversion. Une armée. J’utilisais mon pouvoir pour la localiser. Mon regard se tournait vers les bas-fonds de Giléad, du côté des parias et des incompris. Je parvins à lire leurs esprits. Les graines de la révolte étaient semées dans la plupart d’entre eux. Il ne leur manquerait plus qu’une étincelle, que je me réjouirais de fournir. Je décidais de rester un peu plus longtemps dans ce monde, mais pour des motifs plus personnels cette fois. Je vis l’amour de ma vie, Angélique, l’infirmière que j’avais rencontré il y a environ un an. Elle était dans les bras d’un autre homme.
(Tu n’es qu’un raté, elle ne voudra jamais de toi)
Mes yeux s’embuèrent, et je revins à la réalité, épuisé. L’épée s’adressa à moi :
« Ton pouvoir est impressionnant. Maintenant que nous sommes alliés, je vais te montrer l’étendue de mon pouvoir, et ma véritable identité. »

L’épée commença à se distordre sous mes yeux, à s’allonger. Deux ramifications se firent aux extrémités, puis s’épaissit. Quelques instants plus tard, une forme humaine se tenait devant moi, que je fixais avec un air bovin, tant ma surprise était grande.
« Je suis un démon majeur de Tzeencht, pouvant me métamorphoser comme bon me semble. Je ne te dévoilerais pas mon Vrai Nom, il a beaucoup trop de pouvoir. Sous ma forme humaine, tu peux m’appeler Gérard. Enchanté. »
Toujours sous le coup de la surprise, je lui demandais :
« Pourquoi être resté sous la forme d’une épée dans un coin paumé si vous êtes si puissant que ça ? »
Gérard me regardais avec un sourire, puis me répondis :
« Tu n’es pas sans savoir que l’élite de la Garde des Jungles est formée sur cette planète. Quel meilleur endroit pour trouver quelqu’un d’exceptionnel ? Sous la forme d’une épée, c’est moi et moi seul qui déterminais qui vivait et qui mourait dans l’arène. C’est la force de ta volonté, et non tes capacités guerrières, qui ont fait que je t’ai choisi. »
« C’est plutôt logique. J’ai un plan. Pour libérer la planète, nous devons tuer Orcrist et son chapitre de Space Marines. Ainsi, nous auront le champ libre pour reconquérir la planète. Pour ça, il me faut une armée. Un vent de révolte commence à souffler dans les bas-fonds. Je vais mettre de l’huile sur le feu. »
« Bonne idée. Je vais rester sous forme humaine. Mon pouvoir est intact, mais je passe totalement inaperçu. Allons semer le trouble dans les bas-fonds. »
Je pris mes armes, et enfilai un grand manteau à capuche pour les dissimuler. Mon nouvel allié et moi-même quittèrent mon appartement et nous nous dirigeâmes vers les bas-fonds d’Utopia, la capitale de Giléad.
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Mar 19 Aoû 2014 - 23:10

SUPERRRRRRRRR... Alors là, chapeau... Je suis sur le cul, comme on dis : c'est tous simplement génial, du début à la fin. J'attends vivement la suite. J'ai lu ce qui se passe dans "Brûlez l'hérérique" et je suis sur que c'est Michel le "Guide". Je m'attendais pas à ce que Michel succombe aux désirs et pactise avec Tzeentch, mais c'est assez cool, parce que justement, c'est inattendu. Je redis bravo... cheers cheers 
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Mer 20 Aoû 2014 - 20:46

Ce n'est pas inattendu que ça. Le personnage est jeune, idéaliste et cultivé : une proie parfaite pour Tzeencht^^. Surtout que le démon lui a bien vendu le truc : tu feras ce que tu veux, tu es libre, tu pourras sauver ton monde de la tyrannie ... Michel est persuadé que l'Architecte du Changement veut l'aider à libérer Giléad de la tyrannie (incarnée par Orcrist). Je précise que le régime de Giléad n'est pas spécialement tyrannique, c'est la punition des crimes qui est sévère et complètement disproportionnée.
L'humain lambda ne sait pas que Tzeencht est l'être le plus sournois et manipulateur de la galaxie, et que ça se finira mal pour lui^^.

Je vais essayer de ne pas être trop manichéen pour la suite, il y aura bien sûr des exactions dans les deux camps : Orcrist est une vraie raclure.

Et merci pour ton commentaire, ça fait plaisir et me motive à écrire la suite.
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Angron
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Jeu 21 Aoû 2014 - 9:49

Ça y est, j'ai tous finit de lire,
Et tous ce que j'ai à dire c'est que c'est juste génial !!!!!! cheers cheers Orkay Orkay Orkay 
J'adore c'est hyper agréable à lire !!!
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Jeu 21 Aoû 2014 - 11:34

J'adore ton histoire, j'attends la suite et fais la vite sinon moi aussi je vais succomber aux désirs et pactiser avec Tzeentch Twisted Evil Twisted Evil
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Jeu 12 Fév 2015 - 21:02

Désolé pour l'attente, j'avais eu beaucoup de mal à écrire ce chapitre, c'est un moment charnière dans l'histoire, et donc difficile à coucher par écrit. J'aurais pu mieux faire, mais ça reste correct. Le reste sera beaucoup plus simple, je connais la suite sur encore quelques chapitres^^.


Chapitre 16 : Insurrection

Je descendis de mon immeuble, et me rendis dans la rue avec Gérard. Nous nous dirigismes vers les quartiers mal famés, des lieux souterrains où l’on ne pouvait pas voir la lumière du soleil. Y vivaient les parias, les laissés pour compte, les pauvres, et les bandits qui voulaient échapper au système judiciaire impitoyable de Giléad. Au bout d’une bonne heure de marche, nous arrivâmes à destination.

Je n’y avais jamais mis les pieds auparavant, et c’était encore pire que ce que je pensais. Ces souterrains autrefois construits pour des besoins militaires grouillaient de vie. Des mutilés faisaient la manche et des gosses crasseux jouaient avec des déchets. Par terre, le sol était jonché de diverses saloperies, de la cannette de bière à la seringue d’héroïne. Une bande de malfrat s’approcha de moi, avec un air menaçant. Celui qui devait être leur chef m’interpella :
« Eh, qu’est-ce que tu regardes ? Baisse les yeux. »
Un sourire aux lèvres, je lui répondis :
« Un homme mort. »
D’un mouvement de la main, je fis naitre une vague d’énergie, qui projeta le malotru à une dizaine de mètres. Il survivrait. Je toisais le reste de la bande :
« Si vous ne voulez pas finir comme ce type, je vous conseille de faire ce que je vous demande, c’est clair ? »
« T’es qui pour me menacer ? » rétorqua un inconscient.
« Ton Dieu. »
En un clin d’œil, j’invoquais une onde d’énergie, qui tordit les armes de mes agresseurs. Elles étaient maintenant inutilisables. Les bandits reculèrent, apeurés.
« Vous allez me conduire au chef, ou à un lieu public. J’ai un message à faire passer. »
« Euh, tout de suite, m’sieur, suivez-nous. »

Mes nouveaux larbins m’escortèrent. Durant le chemin, j’utilisai mon pouvoir de manière subtile, pour modifier la perception des autres à mon égard. Je paraissais plus grand, plus beau, mon port était altier, et les masses se retournaient à mon passage. Une foule grandissante commençait à se rassembler autour de moi. Ils ne savaient pas encore qui j’étais, mais me suivrait jusqu’en Enfer si je leur demandais. J’atteignis une grande place, avec une estrade. L’endroit parfait pour un discours enflammé. Un de mes sbires me dit :
« C’est le meilleur endroit pour faire passer un message. C’est le centre des bas-fonds de la capitale. »
« Merci. Vous pouvez disposer. »
J’avais utilisé la peur sur ces malfrats, mais ça ne correspondait pas aux projets que j’avais pour eux. Je voulais qu’ils se libèrent de la peur et de l’oppression, qu’ils prennent la place qui leur revient de droit dans la société. Je vais insuffler en eux l’espoir d’une vie meilleure. Ce n’est pas moi qui libérerais Giléad, mais bien eux. Je me dirigeais vers l’estrade. Des centaines d’yeux étaient tournés vers moi. Je pris la parole :

« Je ne penses pas que vous me connaissiez, ainsi je vais me présenter. Je suis Michel, un ancien des Forces Armées de Giléad. J’ai été témoin de l’Enfer de Giléad Secundus, où nous frères et nos sœurs, nos pères et nos mères, sont forcés de s’entretuer, soi-disant au nom de la Justice. »
J’utilisais mon pouvoir de télépathie nouvellement acquis pour transmettre des messages à mes auditeurs. Ils voyaient en ce moment même les horreurs que j’avais vues sur Giléad Secundus. Encore mieux que PowerPoint.
« Si je m’adresse à vous aujourd’hui, c’est pour que nous unissions contre cette menace. Qui peut légitimement vous exclure de la Société ? Qui peut légitimement vous forcer à vivre dans de telles conditions ? Qui peut légitimement renier votre statut d’être humain, et vous traiter comme de vulgaires Orks ? »
La foule commença à hurler la colère qu’elle retenait depuis trop longtemps. Ma voix couvrit instantanément leurs cris :
« Ce qui vous a été refusé, vous allez le reprendre, et pour cela je vous aiderais. Mais vous ne pouvez pas rester ici, les bras ballants et le regard bovin, en attendant la becquée. S’il faut s’unir nous nous unirons ! S’il faut se battre nous nous battrons ! Et s’il faut mourir, vous mourrez ! »
La foule commença à scander mon nom. Enfin un peu de reconnaissance !
« J’ai été investi du pouvoir du Dieu du Savoir et de la Connaissance, qui sont les symboles de Giléad ! Avec Tzeencth à nos côtés, rien ne pourra nous barrer la route ! »
Je descendis l’estrade, et fendis la foule. Je leur envoyais un message à la seule force de ma pensée.
« Il nous faudra des armes. Que les personnes en état de se battre me rejoignent au point de coordonnées 215-436, à 13h47 précises. »
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Ven 13 Fév 2015 - 14:51

De mieux en mieux,
Michel est devenu un mec avec des pouvoir aussi grand que Nagash et se la pette^^
Non sérieusement c'est sympa, j'ai hâte de voir le plan qu'il va faire pour défoncer Orcrist Twisted Evil Twisted Evil
Bientôt la suite ?, j'espère.
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Ven 13 Fév 2015 - 15:47

Encore une fois, c'est super...
Par contre, Michel qui se la joue Dieu et se prend pour le messie de Tzeencth, c'est fort...
Vivement la suite, avec des mort, et du sang partout niark niark niark...
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 14 Fév 2015 - 9:00

Je voulais jouer sur les paradoxes. Lutter contre un pouvoir établi en s'aidant un pouvoir encore plus grand, et dire aux habitants qu'ils seront libres, alors que dans les faits, ils doivent lui obéir (et accessoirement le personnage utilise des sorts de manipulation et de coercition), c'est assez hypocrite. J'ai peut-être un peu trop forcé le trait dans ce chapitre, mais je voulais accentuer le fait que pour combattre pour ses idéaux, il y renonce.

Il est quand même moins puissant que Nagash^^. Le coup des messages c'est à la portée de n'importe quel psyker télépathe. Et à part la petite baston, on n'a pas vu formellement les effets de ses pouvoirs. Sachant qu'il y a un démon majeur à côté de lui, je vous laisse tirer les conclusions qui s'imposent ^^.
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 28 Fév 2015 - 12:21

Le récit à presque rattrapé "Brulez l'hérétique !", que je vais pouvoir bientôt continuer.

Et voici le chapitre 17, qui montre ce qui arrive quand on pactise avec Tzeentch.


Chapitre 17 : Exode

Avant de prendre les armes, il faut avant tout protéger les innocents. Giléad allait bientôt être à feu et à sang, et je veux limiter au maximum les dommages collatéraux. Je vais transférer toute la population non combattante des bas-fonds d’Utopia vers une autre planète. Laquelle, et par quels moyens, je ne le sais pas encore. Pour ce qui est des civils qui soutiennent le régime actuel de Giléad, je ferais preuve de clémence, et mes troupes auront l’ordre de ne pas les tuer.
Je demandais conseil à Gérard :
« Gérard, est-ce qu’il y a un moyen de mettre la population civile hors d’atteinte le temps du conflit ? »
« Oui, je connais les chemins secrets qui permettent de naviguer dans l’immaterium, l’endroit qui m’a vu naitre. Le voyage n’est pas sans risque, mais les démons n’oseront pas se mesurer à nous, qui avons la bénédiction de Tzeentch. »
« C’est donc le meilleur moyen de transférer la population civile vers une zone plus sûre. Des vaisseaux seraient sûrement abattus par les forces de défense de la planète. J’ai eu des visions d’une planète qui abrite une ancienne colonie humaine, relativement proche, mais suffisamment loin pour être sûre. Thanatos II. »
« Utilise tes pouvoirs pour voir ceux qui veulent partir, et je t’aiderais à naviguer dans le warp sans danger. »
Je me concentrai afin de lancer un message mental aux alentours.
« La planète sera bientôt à feu et à sang. Que tous ceux qui veulent quitter la zone de bataille viennent me voir. Je vous emmènerai sur une planète du nom de Thanatos II. Vous y serez en sécurité. La guerre ne durera pas, je vous le garanti. »
Au bout d’une heure, une foule immense avait empli la place. Un bon millier de personnes, principalement des familles avec de jeunes enfants, et des infirmes qui ne pourraient pas se battre.
Je me tournais vers Gérard :
« Tu es prêt ? »
« Oui, commençons l’exode. »
Gérard prononça quelques mots dans une langue étrange, gutturale, menaçante. La réalité se tordit, avant de disparaitre. Puis du néant surgit des formes floues, mouvantes, tourmentées. L’air s’emplit de cris horribles, de rires diaboliques. Des démons se matérialisèrent, mais furent promptement repoussés par Gérard, qui avait dévoilé sa véritable forme, un humanoïde gigantesque, avec une tête et des ailes d’oiseau. L’espace semblait s’étirer autour de moi. Je ne savais pas si c’est moi qui me déplaçais, ou si c’était l’espace lui-même qui se tordait.
Après quelques instants, les formes se dissipèrent, et la réalité reprit ses droits.
Le voyage avait duré quelques secondes qui m’ont paru une éternité, mais nous étions finalement arrivés à destination.
J’entendis des complaintes, des râles d’agonie. Je regardais alors autour de moi. La chair de ceux qui m’ont suivi avait pris une couleur violacée. Des membres supplémentaires, des tentacules, des ailes et je ne sais quels autres appendices abjects commencèrent à pousser sur ceux que je voulais protéger.
Lui d’eux se retourna vers moi. Son bras droit était désormais une pince hypertrophiée, et des flammes verdâtres dansaient sur le sommet de son crâne.
« Que suis-je devenu ? Qu’est-ce que vous nous avez fait ? »
Je reculais, et heurta une autre personne. Un enfant, lui aussi horriblement muté.
« Pourquoi ? Qu’est-ce qu’on a fait de mal ? »
La foule se resserrait autour de moi. Des bras m’agrippèrent, et tentèrent de me mettre à terre. On hurla :
« Tuez ce traitre ! »
Je générais une vague d’énergie, qui repoussa la masse grouillante qui tentait de me tuer. Gérard mit sa main sur mon épaule, et la réalité se tordit à nouveau. Quelques instants après, je me retrouvais en sécurité dans mon appartement.
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prince of chaos
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 28 Fév 2015 - 13:18

Ça faisait longtemps que je n'avais pas lu une de tes nouvelles Very Happy !

C'est toujours aussi, ton aisance à l'écrit est palpable bounce , et les idées sont très bien .

Wait for the next .

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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 28 Fév 2015 - 18:35

Très cool, cette suite... Et voilà ce qui se passe quand on pactise avec un démon^^
Vivement la suite !!!!
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 28 Fév 2015 - 19:34

Et voici la suite. Je posterais ensuite un chapitre de "Brulez l'hérétique !", maintenant les deux histoires sont à peu près coordonnées.



Chapitre 18 : Aux armes

Je me retournais vers Gérard, et l’engueulais :
« Tu m’avais dit que ça serait sans risque ! Ces gens sont devenus difformes ! »
« Il sont encore en vie, n’est-ce pas ? C’était donc bel et bien sans risque. »
« Ne joues pas sur les mots, ce sont devenus des monstres ! »
« Tes pouvoirs font de toi un monstre, je ne t’ai pas encore vu t’en plaindre. Les mutations, qu’elles soient psychiques, comme dans ton cas, ou physiques, sont des Dons de Tzeentch, l’Architecte du Changement. Les infirmes ont récupéré leurs membres. Le corps de personnes vulnérables s’est renforcé. Ils peuvent se défendre désormais. Je comprends ta réticence, mais c’était un moyen de rendre ces gens plus forts, autonomes. Exactement ce que tu voulais. C’était des agneaux, ils sont maintenant des loups. »
« Tu as peut-être raison. Mais je ne l’aurais pas fait si j’avais su ça. Est-ce qu’il est possible de contrôler ces mutations ? »
« Non, seul Tzeencht le peut. Il faudra faire avec. Mais garde bien à l’esprit que ce dons, en aucun cas des malédictions. »
« Bref, n’en parlons plus. Il faut que mon armée puisse s’armer. J’ai reçu une vision tout à l’heure. Un vaisseau cargo transportant des armes va voler très bas tout à l’heure. Nous allons le descendre, et récupérer les armes. Alors, nous pourrons enfin attaquer Orcrist, et en finir avec cette raclure. »

J’avais besoin de me remettre de mes émotions. Le Démon prit congé et retourna dans l’immaterium pour renforcer ses pouvoirs. Cette histoire de pouvoirs psychiques et de mutations me hantait. Certes, les gens que j’ai aidé sont effectivement devenus plus forts, mais ont perdu une partie de leur humanité. Mais je ne peux décemment pas tolérer que les classes gouvernantes permettent qu’une grosse partie de la population vive dans la peur. Il faudrait faire des sacrifices. Facile pour moi, j’ai hérité du bon côté des pouvoirs de Tzeentch. J’ai encore tous mes membres, pas un de plus n’a poussé, c’est un bon point. Ma peau a encore la même teinte qu’hier. J’ai encore une dizaine d’heures avant le rendez-vous avec le cargo. Je vais essayer de dormir un peu.
Je parvins finalement à dormir. La nuit avait été hantée par de sombres rêves, visions de victoire, mais aussi de mort et de dévastation. Je me réveillais en sueur. Je regardais ma montre. 13h. J’avais encore environ 45 minutes pour aller à destination. J’allais m’y téléporter, j’avais compris les secrets des glissements dans le warp la veille, lors de mon premier voyage. Je pris mon équipement, et enfila mon manteau. Je me concentrais, puis parvins dans le Warp. Je me frayais un chemin dans ce monde horrible. Ma destination était proche, ainsi je ne suis resté qu’une seconde à peine. Je me retrouvais en plein milieu d’une plaine. Beaucoup de personnes étaient déjà là. Je me sentais un peu mal après ce voyage. Je regardais mes mains, la couleur de ma peau avait légèrement changé, virant vers un violet pâle. Je paraissais également plus imposant. Je mutais aussi, c’était sûrement dû à mon voyage dans le warp. La foule remarqua mon arrivée :
« C’est le Guide, il est là ! »
Une marée humaine commença à m’encercler, à vouloir me toucher. A l’avenir, j’engagerais un garde du corps pour éloigner mes groupies et pouvoir circuler tranquillement. Quelques instants plus tard, tous se désintéressèrent subitement de moi, et levèrent les yeux au ciel.

C’était le cargo. Maintenant, la partie la plus difficile, il fallait le faire s’écraser. Je m’avançais, et m’extirpa hors de la foule. Toutes ces gens allaient me gêner. J’utiliserais mes connaissances du warp nouvellement acquises pour créer une brèche dans la réalité, au niveau du cockpit du vaisseau, et y invoquer des Démons. Je me concentrais sur le vaisseau, et sentis la réalité se distordre. Même si je ne pouvais pas voir les effets de mon sort, je savais qu’il avait réussi. Le vaisseau, privé de pilote, perdit rapidement de l’altitude. Il était en train de s’écraser, et ce pile vers moi. Le vaisseau toucha le sol à une centaine de mètres de moi, puis commença à glisser, toujours dans ma direction. Je ne bronchais pas. Un nuage de poussière m’enveloppa. Quand il se dissipa, le vaisseau se trouvait à environ 5 centimètres de moi. Tout était calculé, évidemment, c’est pour la légende, comme l’a souvent dit un ami à moi.

Je dégainais mon épée énergétique et me dirigeais vers la porte du vaisseau, et l’arrachais avec mes pouvoirs. Pratique, je n’aurais plus jamais de mal à ouvrir une bouteille de vin. Deux hommes armés de machettes se précipitèrent vers moi. Je grillais le cerveau du premier, qui s’écroula. L’autre arriva au contact, et m’asséna un coup, que je parais avec grâce, puis ripostais, le tuant sur le coup. Je me retournais vers la foule et leur dit :
« Servez-vous ! »
L’instant d’après, une douleur fulgurante se répandit dans ma poitrine. Je baissais les yeux, et vit une lame dépasser. J’avais toujours voulu qu’on trouve le chemin de cœur, mais j’aurais préféré que ce soit une ravissante jeune femme, et pas une machette. Je m’écroulais au sol. Un sang noir jaillit de ma poitrine tandis que mon bourreau extirpait sa lame de mon corps. A ma grande surprise, j’étais encore en vie, alors que mon cœur avait été perforé de part en part. Pourtant, le sang coulait encore dans mes veines. C’était surement dû à la sorcellerie de Tzeentch. Je me relevais, et me retournais. Je croisais le regard éberlué de celui qui croyait m’avoir tué. Il payerait cher son insolence. Je concentrais mes pouvoirs, et son sang commença à bouillir. Il s’écroula dans un râle d’agonie. Je me dirigeais vers mes suivants, et leur lançais :
« Servez-vous, il y en aura pour tout le monde ! »
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MessageSujet: Re: [Récit] Bienvenue en enfer !   Sam 28 Fév 2015 - 19:49

Encore cool cette partie... Et maintenant, c'est quand la grande baston, hein, c'est quand ???
On veux la suite nous, la suite, de la baston, et du sang, beaucoup de sang !!!!!
Non, sérieusement, ce passage est très bien écrit, comme les autres d'ailleurs, mais là, on découvre vraiment ce dont est capable le leader des rebelles de Giléad... Merci, et vivement la suite
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